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05/01/2013

Le label de l'UNESCO "Géoparc" pour l’ensemble du Beaujolais ?

    Le président du Syndicat Mixte du Beaujolais, Daniel Paccoud a accueilli favorablement  la proposition de demander le label UNESCO « géoparc » pour tout le Beaujolais. Cette démarche est à l’initiative de Chantal Pégaz, avocate honoraire et suppléante de Bernard Perrut  et déjà à l’initiative de l’adhésion des Pays de Brouilly à la Charte de Fontevraud, et de Bruno Rousselle, docteur en géologie et conservateur du musée de l’Espace Pierres Folles.

      « Paysages Beaujolais »  milite pour « un Parc Naturel Régional du Beaujolais ». Mais il n’y a aucune contradiction entre la procédure d’obtention du label Géoparc  et un PNR. Cela ne peut que contribuer à faire reconnaître l’originalité, la beauté et la fragilité de notre région  et faire avancer le dossier PNR.

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16/11/2011

Protégeons le Beaujolais

L’aimer c’est le protéger, demandons la mise en place d'un PNR

 

 Le Beaujolais est un pays coloré de vignes, rivières, prés, bois, et collines aux portes de Lyon.

Son caractère unique est reconnu, et pourtant mille dangers le menacent : projets routiers et ferroviaires, urbanisation galopante, mitage des paysages, abandon des vignes, réforme territoriale...

Pour le protéger et respecter son identité, nous demandons la création d’un Parc Naturel Régional. C’est un projet concerté de développement durable fondé sur la protection et la valorisation du patrimoine et des paysages. Il est initié par la Région et concrétisé par une charte élaborée et mise en oeuvre par les élus locaux pour promouvoir une politique innovante d’aménagement et de développement économique, social et culturel, respectueuse de l’environnement et de ses habitants.

Nous vous offrons l’opportunité d’agir sur l’évolution de votre région et d'influer par nos opinions réunies  sur les décisions qui nous concernent tous, pour aujourd’hui et pour demain.

47 régions l’ont déjà fait. A nous maintenant de donner l’impulsion. PAYSAGES BEAUJOLAIS se charge de faire entendre vos voix.

Signez notre pétition

«POUR la création d’un Parc Naturel Régional du Beaujolais »

 

Vous voulez en savoir plus sur les PNR ? infos sur www.parcs-naturels-regionaux.fr

30/06/2009

Aperçu sur le monde du vin en Beaujolais.

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L’Inter-Beaujolais

présenté par son président, Dominique Capart

Aperçu sur le monde du vin en Beaujolais

 

 

 

L’Inter-Beaujolais est une association qui réunit à parité dans son Conseil d’Administration, des représentants du négoce (70 négociants en Beaujolais) et de la viticulture. (7+7). Le président  est Dominique Capart (viticulture) et le vice-président : Xavier Barbet (négoce Loron)

 

A- Son budget de fonctionnement vient de la « taxe volontaire obligatoire » ( !!!!) prélevée sur toutes les sorties de cave auprès du négoce et des viticulteurs. Le rendement de cette taxe est fonction du volume vendu, quelque soit le prix obtenu. Les comptes sont suivis obligatoirement par un contrôleur d’Etat, puisqu’il s’agit d’une taxe obligatoire.

 

B- Ses missions :

la promotion et le développement du vignoble beaujolais : l’Inter-Beaujolais vient d’éditer deux plaquettes (La terre et la vigne en Beaujolais, Invitation en Beaujolais), un DVD, intitulé le Gamay, Roi du Beaujolais.(Malheureusement, ces documents ne sont pas datés). Il  promeut Beaujolais dans les grandes foires internationales.

•une mission de recherche et de développement à travers la SICAREX-Beaujolais, installée à Liergues au château de l’Eclair et au 110 boulevard Vermorel à Villefranche. Le vignoble évolue et des tests sont pratiqués : introduction du cépage Gamaret, lutte contre les maladies du bois, recherche de clones les mieux adaptés au terroir, recherche sur les traitements.

(site web : La SICAREX Beaujolais, centre de recherche viti-vinicole a installé ses cuveries expérimentales au Domaine du « Château de l’Eclair » (domaine crée à la fin du 19ème siècle par l’industriel Victor Vermorel, fabricant des bidons à sulfater « l’Eclair »). Depuis 1981, la SICAREX Beaujolais organisme de recherche appliquée soutenu par les professionnels vinifie les vendanges du « Château de l’Eclair ». Elle peut ainsi expérimenter les pratiques viticoles et œnologiques innovantes et préparer ainsi l’avenir du vignoble, avec un souci permanent de qualité des produits et de la préservation de l’environnement et de la santé du consommateur. SICAREX Beaujolais : 905 rue du Château de l'Eclair - Tél 04 74 02 22 40)

•suivre l’évolution du marché sur le plan national et international :

en étudiant le rapport entre les déclarations de récolte et le volume vendu

+ un suivi en aval de la qualité : repérage et contrôle des bouteilles vendues dans le monde entier

 

C- Son équipe : une équipe de 14 personnes fait fonctionner l’Inter-Beaujolais

1 directeur général : Jean Bourjade (permanent)

1 secrétariat de direction : Monique Thirial

2 personnes pour la comptabilité : Sylvie Serrano et Marie-Hélène Petit

1 responsable ensemble marketing et communication : Anthony Collet

2 responsables marketing (1 France : Marie-Stéphane Courcier, 1 étranger : Amandine Raphanel)

1 responsable oenotourisme : Fabien Vignal

2 personnes pour expliquer les données statistiques : Martine Picard et Odile Roussot

2 personnes pour le matériel promo : Chantal Bernard et Daniel Chabert

2  personnes chargées de la recherche et du développement : Jean-Luc Berger et Pascal Hardy

 

D- Ses rapports avec les autres organismes du monde du vin :

Il faut distinguer deux sortes d’organismes :

ceux qui émanent du territoire : l’Inter-Beaujolais, l’UVB 6 et les ODG (Organe de Défense et de Gestion), la Chambre d’Agriculture du Rhône

les organismes d’Etat (dépendant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche) : Viniflhor-FranceAgriMer , l’INAO

 

Les organismes qui émanent du territoire :

•L’UVB (Union des Vignerons du Beaujolais) : L’Union des Vignerons du Beaujolais est la structure représentative des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) du vignoble Beaujolais et de leurs producteurs. Elle est membre de la CNAOC (Confédération Nationale des Appellations d’Origine Contrôlée) qui regroupe l’ensemble des fédérations viticoles d’AOC françaises. Un décret de 2006 intime l’ordre aux appellations de se constituer en Organe de Défense et de Gestion (ODG) . D’où la création de deux ODG : une pour les Beaujolais et les Beaujolais-Villages et une pour les crus. L’UVB gère les appellations alors que l’Inter-Beaujolais promeut l’appellation ( !!!!). Elle a créé en 1952 la Maison du Beaujolais à Saint Jean d’Ardières. et la gère.

•La Chambre d’Agriculture du Rhône est un partenaire financier pour l’Inter-Beaujolais. Elle une organisation professionnelle reconnue « établissement public », élue par l’ensemble des acteurs agricoles : agriculteurs, groupements professionnels (syndicats, coopération, crédit, mutualité), salariés d’exploitation, ancien exploitants et propriétaires fonciers. Elle agit au service de tous les agriculteurs et, en lien avec le milieu rural, élabore la politique agricole du département. 



Les délégations régionales des organismes d’Etat:

•VINIFLHOR (l’Office Interprofessionnel des fruits et légumes, des vins et de l’horticulture) -France AgriMer créé par le décret n° 2005-1780 du 30 décembre 2005 en application de la loi du 6 octobre 1982 instituant des offices d’intervention dans le secteur agricole. Ce décret a été intégré dans le code rural. Il met en œuvre les politiques publiques dont l'Office a la charge. Il gère l’argent européen.

C’est un organisme public intervenant dans les secteurs des fruits et légumes, du vin et de l’horticulture dont le Conseil de direction a un caractère interprofessionnel. Il participe à l’élaboration de la réglementation, met en œuvre les soutiens nationaux et communautaires (en clair distribue les subventions)  et analyse l’évolution des marchés pour les filières agricoles qui le concernent.

•L’INAO (L'Institut National des Appellations d'Origine) désormais appelé Institut national de l'origine et de la qualité est un établissement public administratif français placé sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture. Il accompagne les producteurs qui s’engagent dans les démarches de qualité certifié (AOC) par l'Institut et gère plus globalement les Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO).

 

 

E- Sa politique : L’Inter beaujolais  collabore avec tous ces organismes. Actuellement,  la politique de la viticulture beaujolaise s’oriente vers :

-une restructuration du vignoble : 2000 hectares ont été arrachés. A partir du 31 décembre 2008, il n’est plus accordé de primes à l’arrachage.

L’introduction d’autres cépages est envisagée. Les densités sont à l’étude pour baisser les coûts de production et pour éviter une surproduction.

-une diversification du produit : rouges, rosés, effervescents, blancs

-un renforcement de la mission de marketing en lien avec l’Europe et l’Organisation Commune de Marché (OCM)

-un travail plus étroit entre l’Inter-Beaujolais et :

 la Chambre de Commerce

 Destination Beaujolais (80.000 € a  été versé par Inter-Beaujolais) afin de développer le tourisme : mise en place d’une route des vins en Beaujolais, et élaboration de trois guides

le Comité de Pilotage vitivinicole Rhône Alpes (le CPVVRA), créé en 1984. Il s’agit d’une instance interprofessionnelle régionale représentative de l’ensemble des vignobles de Rhône-Alpes, chargée d’organiser et de coordonner les programmes de soutien à la viticulture rhônalpine. Il s’est doté en 2006 d’une commission tourisme dans laquelle on retrouve actuellement des représentants des principaux vignobles (Beaujolais, vallée du Rhône, Sud Ardèche, coteaux du Lyonnais, Bugey, Savoie, côte roannaise, côtes du Forez), des représentants de la Région (Direction de l’Agriculture et Service Tourisme) et de la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA). L’objectif de cette commission est d’accompagner les professionnels désireux de jouer la carte du tourisme vitivinicole et d’unifier les différentes initiatives lancées dans la plupart des appellations (démarches qualité, structuration de l’offre, actions de communication et de promotion…). Il met en place des CROF (contrat Régional d’objectif et de filière. L’interlocutrice pour le Beaujolais est Patricia Picard.

 

 

13/02/2009

Tourisme en Beaujolais.

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Etat des lieux par  Mme Joëlle Dubois, direcrice de "Destination Beaujolais".

 

Joëlle Dubois, directrice de « Destination Beaujolais » a bien voulu venir nous présenter la politique touristique actuelle en Beaujolais et nous l’en remercions. Il est en effet difficile pour nous, habitants du Beaujolais, de nous repérer devant la multitude des instances existantes et de réfléchir en connaissance de causes à l’impact touristique de notre pays.

 

• Qu’est ce que “Destination Beaujolais”?

« Destination Beaujolais » est une association loi 1901, créée en 1992 pour développer le tourisme en mettant de la cohésion dans la politique touristique du Beaujolais et faire en sorte que les 12 Offices de Tourisme (OT) et Syndicats d’Initiative (SI) travaillent ensemble et s’articulent avec l’action du Comité Départemental du Tourisme (CDT). “Destination Beaujolais” ne coiffe en aucune façon les OT-SI. Il s’agit seulement d’une structure fédératrice.

 

Le président est Bernard Aimo, maire de Marcy-sur-Anse (CC de Beaujolais-Saône-Pierres Dorées). 5 permanents y travaillent dont Joëlle Dubois, directrice.

Les bureaux sont à Villefranche au-dessus de l’Office de Tourisme de Villefranche. Ils ne sont pas ouverts au public car la mission de DB n’est pas de chapeauter les OT-SI mais d’en être un maillon fédérateur, unificateur. Il est aussi un partenaire du Comité Départemental du Tourisme (voir infra) en tant que représentant le Beaujolais

 

Siègent à « Destination Beaujolais » :

            •Les 12 offices de tourisme et syndicats d’initiative  (les OTSI)

                                   la Maison du Tourisme de Haute Azergues (Lamure sur Azergues)

                                   l’Office de Tourisme du Beaujolais des Pierres Dorées (Anse)

                                   l’Office de Tourisme des Monts de Tarare           (Tarare)

                                   l’Office de Tourisme de Villefranche/Saône

                                   l’Office de Tourisme de Beaujeu et sa région (Beaujeu)

                                   l’Office de Tourisme Beaujolais-Val de Saône (Belleville)

                                   l’Office de Tourisme du Pays d’Amplepuis-Thizy et du Lac des Sapins

                                               (sur le site du Lac des Sapins)

                                   + antenne de Cours-la-Ville

                                   + antenne de Thizy

                                   le Syndicat d’Initiative du Haut Beaujolais (Maison du Col de Crie à Monsols)

                                   l’Office de Tourisme de L’Arbresle (L’Arbresle)

                                   le Syndicat d’Initiative de Crèches sur Saône

(à noter que 2 Communautés de Communes : la CC Maconnais-Beaujolais (SI de Crèches sur Saône) et la CC du Pays de L’Arbresle (OT de L’Arbresle) ne font pas partie du Pays Beaujolais au sens du SCOT  et que La CC Maconnais-Beaujolais est en Saône et Loire)

 

            •le Comité Départemental du Tourisme du Rhône (voir infra)

            •les Communautés de Communes

            •le Conseil Régional Rhône-Alpes

            •le Conseil Général du Rhône

            •la Chambre de Commerce et d’industrie de Villefranche

            •la Chambre d’Agriculture

            •les Chambres de Métiers de Lyon

            •les organisations professionnelles :

                                   l’Interprofession des Vins du Beaujolais

                                   le Syndicat des Hôteliers-Restaurateurs

                                   le Syndicat National des Agences de Voyage

            •des acteurs touristiques : Billebaudez en Beaujolais

                                               Ballades en terroir gourmand

                                               Accueil en Pays Beaujolais, etc.

 

Le financement de Destination Beaujolais : Le budget est financé pour :

                                               29%: les Communautés de Communes (les CC)

                                               32%: le Conseil Régional et le Département                                                                                                                                          14%:L’interprofession des Vins du Beaujolais

                                               1%: les Chambres Consulaires

                                               24% financement privé

           

• Comment est organisée l’activité touristique en France?

Un Secrétariat d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services est rattaché au Ministère de l’Economie et des Finances. Une seule Direction regroupe, depuis avril 2008, tous ces secteurs sous le nom de “Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Servives” (la DGCIS). Un Conseil National du Tourisme et des Délégations Régionales du Tourisme (DRT) sont chargés d’élaborer et de faire appliquer la politique touristique de l’Etat.

 

Parallèlement, le secrétariat d’Etat travaille avec des organismes associés :

                 1) à l’échelon national : la Maison de la France (structure de GIE), créée en 1987, chargée de promouvoir la France à l’étranger. Elle a des antennes  dans de nombreux pays : ex. la Maison de la France en Italie.

                 2) à l’échelon régional : le Comité Régional du Tourisme (CRT), créé en 1993 et financé par le Conseil Régional. Pour Rhône-Alpes : 50 personnes travaillent à Charbonnières. Il travaille avec l’échelon régional des pays étrangers. Il fait des opérations de promotion, des  salons, des conférences de presse. Il a aussi une mission d’ingénierie touristique, confiée à la MITRA (Mission d’Ingénierie Touristique de la Région Rhône-Alpes). Ces Comités régionaux sont réunis en  Fédération Nationale des Comités Régionaux du Tourisme (FNCRT).

                 3) à l’échelon départemental : le Comité départemental du Tourisme (CDT) financé par le Conseil Général. 18 personnes y travaillent. Tous les Comités Départementaux sont réunis en une Fédération nationale des comités Départementaux du Tourisme (FNCDT). Le Président et la directrice de “Destination Beaujolais” sont membres du Conseil d’Administration du CDT du Rhône. Le CDT travaille avec l’instance locale lui correspondant en pays étranger.

Tous ces organismes travaillent dans une logique géographique avec leurs correspondants étrangers, correspondant au même territoire. “Destination Beaujolais” et les OT-SI représentent donc l’échelon local

 

Etude entreprise par « Destination Beaujolais » en 2007

Cette étude sur le tourisme en Beaujolais (en collaboration avec le cabinet AGC) a conduit à l’élaboration d’un Schéma de Développement Touristique du Territoire Beaujolais pour la période 2007-2012 ( http://www.destination-beaujolais.com/page.php?page=DT122...).

 

A partir d’un diagnostic sur les potentiels touristiques du territoire beaujolais, il est proposé de diviser le pays en 4 pôles touristiques :

 

1) Les Pierres Dorées :            CC Beaujolais-Nizerand-Morgon

                                   CC des Pays du Bois d’Oingt

                                   CC Beaujolais-Saône-Pierres Dorées

                                   CC Beaujolais-Val d’Azergues

                                   CC Monts d’or-Azergues

                                   CC du Pays de l’Arbresle (fait partie de l’Ouset Lyonnais)

 

2) Villefranche et son agglomération :

                                   CAVIL : Villefranche-Gleizé-Arnas-Limas

 

3) Le Beaujolais Vert  CC du Pays de Tarare

                                   CC du Pays d’Amplepuis-Thizy

                                   CC de la Haute Vallée d’Azergues

                                   CC du Haut Beaujolais

 

4) Le Pôle vignoble     CC  de la Région de Beaujeu

                                   CC Maconnais-Beaujolais (en Saône et Loire)

                                   CC Beaujolais-Val de Saône

                                   CC Beaujolais-Vauxonne

(Rappelons les 10 crus : Brouilly, Chenas, Chiroubles, Côtes de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Moulin-à-Vent, Morgon, Régnié, Saint-Amour + les mâconnais blancs, Saint-Véran + les Beaujolais-Villages+ le Beaujolais)

 

A partir de ce découpage, une politique de restructuration peut être mise en oeuvre. Le schéma définit une série d’objectifs précis à atteindre dans chaque pôle, et des actions à mener concrètement. Ce travail est réalisé en lien avec le Comité de Développement  du Beaujolais et celui des Monts du Beaujolais (dans le cadre de la mise en oeuvre du Contrat de Développement Région Rhône-Alpes (les CDRA) du pays beaujolais) et le plus souvent sous la coordination de “Destination Beaujolais”.


                       

Réflexions  de “Paysages Beaujolais” sur le tourisme en Beaujolais: dysfonctionnement et gaspillage.

 

Une constatation : pour nos gouvernants, le tourisme fait partie du développement économique de la France. C’est un des secteurs de l’économie au même titre que le développement des PME ou des services.

Or sur le terrain, il y a une antinomie entre développement économique et développement touristique. Le développement économique d’une région peut conduire à la ruine de son développement touristique. Il y a là un travail de réflexion à faire. La concentration ou la dispersion de zones d’activités, la multiplication de lotissements peuvent défigurer un pays et supprimer tout son attrait touristique.

 

Qu’est-ce qu’un touriste ? L’habitant de Beaujeu peut être touriste à Cours-La Ville, nombre d’OT ou de SI répondent à une demande locale. C’est un aspect important du tourisme en Beaujolais. Si un touriste étranger veut visiter notre pays, il n’attendra pas la même offre. Il voudra une réponse au niveau de l’ensemble du Beaujolais, de la même manière que, nous, nous allons visiter la Toscane ou le Sussex. Le touriste qui vient d’une contrée lointaine et qui veut visiter notre pays doit avoir un lieu central (à Lyon ou Villefranche) où il obtiendra toutes les informations culturelles, vinicoles, culturelles et/ou hôtelières pour son séjour ainsi que des propositions d’excursions ou voyages organisés autour de thèmes s’il le désire. La réponse touristique doit être adaptée selon le type de touriste que nous voulons recevoir. Le seul dénominateur commun à tous les types de touristes est celui-ci : faire connaître notre pays. Et il y a mille façon de l’aborder. Encore faut-il le connaître nous-mêmes... et il y a mille façons de le connaître. L’offre sera d’autant plus étendue et intéressante que la connaissance du pays de notre part sera complexe et approfondie. Le touriste qui vient ne sait pas ce qu’il vient voir. Il désire “découvrir”. Il faut donc lui faire “découvrir” des sites, des lieux, chargés de sens et d’histoire, des vins de renommée mondiale, des restaurants étoilés « Michelin », un mode de vie rurale à la française, un paysage viticole spécifique et les produits du terroir dont il faut être fier pour faire honneur à nos hôtes.

L’avalanche de documentations, qui plus est souvent approximative, incomplète et inintéressante, n’est pas une réponse à une telle demande. Une réflexion devrait être menée sur le sujet.

 

Qui sont les décideurs du tourisme ? Les décideurs sont en majorité des élus. Les élus locaux sont majoritaires. Ils financent les OT SI. Il s’agit d’un tourisme à l’échelle locale. Pour payer, il leur faut des rentrées d’argent, ce qui les conduit dans le sens inverse de la préservation touristique de leur commune ou de leur CC. Il y a là une contradiction interne qui nuit au développement du tourisme.

D’autre part comment les élus locaux peuvent-ils avoir une idée d’une demande touristique étrangère qui dépasse largement leur CC. Et pourquoi financeraient-ils ce type de tourisme qui n’aura pas de retombées économiques spécifiques sur leur propre CC. Par exemple, pourquoi la CC Beaujolais-Vauxonne s’occuperait seule du musée Claude Bernard, alors que la renommée de Claude Bernard dépasse largement les limites de la France ? De même pourquoi s’occuperait-elle du chapitre, de l’église et du cloître de Salles alors qu’il s’agit d’un bâtiment fondateur du Beaujolais viticole, une des premières manifestations de l’art roman et un des rares exemples de chapître conservé en France ? C’est pour la même raison que les OTSI n’ont pas d’informations sur  Ars, le parc des oiseaux ou le château St Bernard, situés sur le département limitrophe de l’Ain. Etc.

Il y a un décalage entre le territoire du décideur (payeur) et l’envergure d’un patrimoine à faire connaître.

 

Les moyens (personnels et financements)

Comme les financeurs ne sont pas les bons, les moyens mis en œuvre pour le développement de ce type de tourisme  ne sont pas suffisants. Ce n’est pas aux CC de le financer car il dépasse leur rayon d’action. Et comme les objectifs ne sont pas clairement définis et que la confusion règne entre ces deux types de tourisme, il en résulte un gaspillage au niveau des OTSI. Une multiplicité de plaquettes peu lisibles et voulant couvrir des informations tout azimut ne servent pas un véritable tourisme en Beaujolais. Seul, le tourisme vert de proximité tire son épingle du jeu.