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19/01/2011

COL, le tracé !

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Le tracé, tel qu'il nous a été présenté par Le Progrès, en date du 19 novembre 2010.

Préambule : Nous vous avons fait part de la constitution d'une coordination d'associations de manière à exprimer tous ensemble notre indignation au projet de contournement autoroutier par l'ouest lyonnais.

Pour ce faire, Paysages Beaujolais ouvre son blog à ces associations, sous la catégorie C.O.L., de manière à élever le débat. Nous mettons aujourd'hui en ligne la première analyse de l'association :

 «  BIEN VIVRE AU BOIS-D’OINGT  ET EN PAYS BEAUJOLAIS»

197, rue Peignaux-Dames       69620- Le Bois-d’Oingt

Tél    04 74 71 66 68      ou       07 74 71 87 11

association.bvabo@orange.fr

 

 

Un nouveau tronçon d’autoroute de 25 km, traversant le Beaujolais…

Pour qui ?...Pour quoi faire ?

 

 

Notre association a pris connaissance par la presse, le 19 novembre 2010, d’un projet de liaison autoroutière de 25 km, situé au nord de Villefranche-sur-Saône, et qui pourrait constituer un premier tronçon du contournement ouest de Lyon (COL).

 

Le tracé prévu pour ce tronçon, partirait de la sortie des Olmes de l’A89 en cours de construction, traverserait la Communauté de communes des Pays du Bois-d’Oingt, puis celle de Gleizé, avant de rejoindre l’A6 à Arnas, vers la sortie nord de Villefranche-sur-Saône.

Le Conseil général du Rhône, dans sa séance du 19 novembre a donné un avis favorable à ce projet et demandé qu’il soit intégré en priorité au Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), en cours de préparation.

Ce Schéma définit les aménagements des différents modes de transport pour les vingt à trente prochaines années et devait être adopté par les Assemblées avant la fin de l’année 2010.

 

Nous avons consulté les élus de notre secteur du Bois-d’Oingt, afin d’avoir davantage d’informations. Ceux-ci semblaient découvrir eux aussi le projet, et n’avoir été ni consultés, ni même informés d’un nouveau projet d’autoroute situé à cet endroit.

 

Nous avons recherché les différents paramètres qui pourraient justifier la construction de cette autoroute dans ce secteur, alors que la politique annoncée dans les différentes phases des travaux du Grenelle de l’Environnement limitait l’implantation de nouvelles autoroutes.

Il semblait préférable de mieux aménager et utiliser le réseau des voiries existantes.

 

Voici les résultats de notre analyse.

 

  1. 1.      Le contexte local :

 

  • ·        La zone des communes qui seraient traversées par cette autoroute ( Saint-Vérand, Saint-Laurent-d’Oingt, Sainte-Paule, Oingt,,passage par Le Saule d’Oingt, puis Cogny, Rivolet, Denicé, avant de rejoindre Arnas) est celle du Pays des Pierres dorées, bien connue sur le plan touristique , pour ses coteaux, ses vignobles, ses villages pittoresques en pierres dorées et ses forêts toutes proches. Située à une quarantaine de kilomètres de la ville de Lyon, elle constitue pour les Lyonnais et pour les habitants des communes urbaines proches, une zone de calme, de nature rurale et de patrimoine.

 

  • ·        Les ressources de l’économie locale sont artisanales et agricoles avec la prédominance de la vigne, mais aussi des exploitations d’élevage, et des cultures maraîchères dans la vallée de la Saône ; des chambres d’hôtes ont ouvert ces dernières années pour accueillir touristes et visiteurs. La proximité de l’agglomération lyonnaise a encouragé les propriétaires à rénover et aménager leur habitat et la plupart des logements sont maintenant occupés en résidence principale. Il ne s’agit pas d’une zone rurale en crise, abandonnée par ses habitants, mais bien au contraire, chaque commune y voit une croissance de ses constructions (à gérer de façon progressive et contrôlée !), et de sa population.

 

  • ·        Le passage d’une autoroute remettrait en cause de façon irrémédiable, cette économie, ce mode de vie et l’attrait de ses villages. Si la France est la première destination touristique mondiale, c’est aussi à cause de la diversité de ses territoires.

 

  1. 2.      Le contexte départemental :

 

L’A89, Bordeaux-Lyon, en cours depuis de très nombreuses années verra en 2012 se terminer son dernier tronçon : Balbigny-La Tour-de-Salvagny. Rien n’est prêt pour l’accueillir dans l’agglomération.

L’agglomération de Lyon connaît des embouteillages importants avec des pointes régulières aux horaires de début et de fin du travail. Cette circulation de véhicules est liée à l’éloignement des lieux d’habitats et à l’attractivité de la ville centre.

Le contournement ouest de Lyon, tel qu’il est proposé, n’aura pas d’effet significatif sur ces déplacements de travail de la population locale.

Et surtout pas ce tronçon situé trop au nord : Les Olmes- Arnas qui oriente la circulation vers l’ouest et l’A89, et aboutirait pour de nombreuses années dans un cul-de-sac, sauf à se rendre de Mâcon à Tarare ou Clermont-Ferrand, ce qui est assez limité.

 

  1. 3.      Le contexte national

 

-         La vallée de la Saône, puis celle du Rhône connaissent en toutes saisons une circulation intense de passage pour le transport des marchandises vers le sud de la France, mais aussi de l’Europe.

 Les périodes de vacances où s’ajoute le transit des vacanciers vers les régions du sud, génèrent des points noirs inévitables, qui ne concernent pas que Lyon (célèbre tunnel de Fourvière), mais aussi Vienne, Valence, Livron et Loriol, Montélimar….

 

 Le contournement ouest de Lyon ne résoudra pas ces problèmes du sud. L’agglomération de Lyon sera plus facilement contournée, mais la circulation se retrouvera identique et même amplifiée, dans la vallée du Rhône.

 

Faudra-t-il à chaque fois construire une nouvelle autoroute pour contourner chacun de ces points noirs, et ceci dans un relief assez contraint ?

 

-         Les villes et agglomérations du centre de la France, sont en perte de vitesse économique et en demande de meilleures liaisons de désenclavement. Ces liaisons qui sont programmées et dont les tracés reprennent en partie le tracé de voies existantes, tardent à se réaliser, car peut-être moins rentables.

 

Ne vaudrait-il pas mieux, utiliser ces voies pour dévier la circulation de transport longue distance et de vacances et les éloigner de la vallée du Rhône ?

  1. 4.      Le contexte international

 

On nous dit qu’il faut permettre à la circulation venue d’Europe de l’Est et du Nord de l’Europe de rejoindre l’Espagne et l’Italie.

Pour l’Italie, d’autres voies existent et complètent le passage logique par l’A6. Mais pour l’Espagne et l’ouest du Rhône, traverser la France plus à l’ouest serait plus rapide et moins coûteux.

Plutôt que de chercher à s’adapter en permanence à la demande basique des utilisateurs, ne faudrait-il pas leur proposer d’autres solutions de passage avec aussi des mesures incitatives   (tarifs…) ou contraignantes ?

  

  1. 5.      Les hypothèses réalisables

Les services compétents du  Ministère et des collectivités régionales, ont certainement analysé la situation depuis de nombreuses années et nous ne prétendons pas inventer des solutions. Mais en regardant une carte, chacun peut repérer :

 

-         L’autoroute Paris-Clermont, puis Montpellier, plutôt sous-utilisée à l’heure actuelle

 

-         Plus proche de nous, l’A77, qui s’arrête actuellement à Nevers, mais dont le trajet prévu suit la N7, en desservant Moulins, Roanne, … et pourrait avoir une influence bénéfique sur des communes du Rhône, telles que Tarare, Thizy et Amplepuis et sur la liaison Saint-Etienne – Paris, sans passer par Lyon ou par Clermont-Ferrand.

            Plusieurs tronçons locaux sont en cours ou en projet.

 

-          En transversal, le projet de route Centre Europe Atlantique (RCEA) . Cette route est en cours de réalisation, avec deux tronçon Est qui se rejoignent à Paray-le-Monial : l’un venant d’Allemagne par Belfort et Chalon-sur-Saône, l’autre venant de Suisse et d’Italie, par Bourg et Mâcon. (à noter qu’en octobre 2010, le Préfet de Région a proposé comme alternative à ce tronçon traversant le Beaujolais, aux élus et responsables économiques de réaliser la liaison de Paray-le-Monial vers Roanne, ce qui n’a pas été retenu.)

 

Il y aura donc prochainement la mise en service ou l’amélioration de plusieurs voies de circulation, en provenance de l’Europe et traversant la France, qui permettront de ne pas tout concentrer sur l’A6 et l’A7. (Voir notre carte)

Prévoir ce tronçon déconnecté des autres projets nationaux et européens, n’a pas de justification. Sa rentabilité économique ne se réalisera que si les autres liaisons ne s’améliorent pas. Ce serait donc condamner d’avance les autres liaisons dont l’intérêt est prioritaire pour les villes concernées.

 

 

Implanter de nouvelles zones d’activités loin au nord de l’agglomération de Lyon, comme celles de logistique de Belleville-Arnas, ou les vastes zones prévues vers Les Olmes, ne nécessite pas de les cerner de voies rapides détruisant tous les paysages autour.

 

  1. 6.      Quelques constatations générales :

-         Gagner 15 minutes sur un trajet ne compense pas, même en termes économiques, les conséquences des transformations sur les territoires concernés.

 

-         Sur un plan plus général, on ne considère pas assez la valeur économique de  la production agricole locale. La suppression des surfaces des terrains agricoles concernés par l’implantation et la desserte de ces vastes ensembles d’autoroutes n’est pas suffisamment  prise en compte dans les évaluations.

 

-         Si on recommande en France, d’être économes en terrains pour la construction des logements, on assiste à un grand gaspillage pour les zones industrielles commerciales et artisanales, et pour les infrastructures routières.

 

-         La partie «coût des transports » n’est pas assez prise en compte dans les prix de revient des schémas de développement économique. La collectivité est sensée mettre à disposition gratuitement, ou presque, les infrastructures nécessaires.

 

-         Si tous les produits agricoles sont cultivés dans des pays plus pauvres, l’activité française se résumera à les stocker, les déplacer et les vendre. Même chose pour les produits industriels…

 

-         Tous les territoires ne seraient plus alors que de vastes espaces de hangars et d’immenses voies de transit.

 

Si nous avons essayé de replacer ces 25 kilomètres d’autoroute, dans un contexte très général, c’est que notre région du Beaujolais subit ces dernières années des transformations considérables. Les justifications qui sont données, avec des arguments de développement économique, sont loin de prendre en compte tous les paramètres.

 

Il ne faut pas refaire ici, en pire, les erreurs qui se sont déjà produites ailleurs.

Quelques intérêts particuliers très ciblés, ne doivent pas se dissimuler derrière de fausses considérations d’intérêt général.

 

Enfin l’argument selon lequel il faudrait pour des raisons d’équité, doubler à l’ouest et au nord de Lyon ce qui a été fait à l’est et au sud, et aboutir pour les habitants aux mêmes dégradations de conditions de vie et de paysages, est irrecevable.

C’est oublier que l’ensemble de la population de l’agglomération bénéficie de ces zones moins urbanisées et plus résidentielles, qu’elle y habite, qu’elle y travaille, ou qu’elle les utilise comme espaces de loisirs et de détente.

Ce serait aussi se résigner à une agglomération uniformément laide et dégradée.

 

Il y a quelques mois, des journalistes publiaient une enquête intitulée «  Comment la France est devenue moche…» dans laquelle des urbanistes expliquaient le lien entre ces infrastructures routières, ces zones de hangars qui les accompagnent et la perte de caractère des territoires. Ils soulignaient aussi le rôle important des décideurs politiques et leur responsabilité pour l’avenir.

   Le Beaujolais est aujourd’hui au cœur de cette problématique.

 

Il faut reprendre ce dossier et étudier d’autres solutions dans un contexte plus général.

 Tel quel, ce projet ne peut pas être inscrit dans le Schéma National des Infrastructures des Transports.

 

 

 

 

07:27 Publié dans C.O.L | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : col, contournement, lyon |  Facebook |

17/01/2011

C.O.L. ou colère !

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UNE NOUVELLE AUTOROUTE ENTRE ARNAS ET LES OLMES… ?

 

Constitution d’une coordination d’associations

 

Le 19 novembre 2010, le Conseil Général du Rhône a voté un avis favorable à un projet d’autoroute reliant l’A6 depuis Arnas à l’A89 aux Olmes.

Surpris de la soudaineté de cette décision et de son manque total de concertation, 11 associations se sont réunies le 11 janvier 2011 à Lacenas pour constituer une coordination.

 

Nous considérons que ce projet de tronçon :

 

 - est incohérent car il ne contourne pas l'agglomération lyonnaise. En effet, il est à la fois trop loin de Lyon pour améliorer la circulation locale, et trop près pour détourner la circulation internationale,

 

- va couper en deux le Beaujolais et « les Pierres Dorées » de façon irréversible, alors qu'ils devaient rester une zone verte pour l’agglomération lyonnaise.  Quel tourisme pourra se développer à partir d'un tel saccage ?

 

- engendrera un lot de nuisances et de dénaturation du patrimoine alors que ses avantages sont très hypothétiques,

 

- constitue l'abandon manifeste des "engagements" en matière de développement durable,

 

- ne figure dans aucun des projets régionaux  (DTA de l’aire métropolitaine de Lyon, SCOT Beaujolais, Contournement Ouest de Lyon…).

 

Quel que soit son tracé définitif, nous le considérons comme non indispensable et nuisible.

 

Nous demandons à nos élus, sénateurs, députés, conseillers régionaux, conseillers généraux, maires, conseillers municipaux, de prendre clairement et rapidement position sur ce projet, avant qu’il ne soit inscrit dans le Schéma National des Infrastructures de Transports, et ne devienne ainsi un Projet d’intérêt Général.

 

Nous appelons toutes les personnes et associations concernées à prendre contact avec nous.

 

Les associations :

 

- « Paysages Beaujolais », dont le siège est à Blacé

- « Bien vivre au Bois d'Oingt et en Pays Beaujolais », dont le siège est au Bois-d’Oingt,

- « Le Beaujolais Doré », dont le siège est à Lacenas ,

- « APEOS" (Association pour la Protection de l'Environnement à l'Ouest de la Saône), dont le siège est à Gleizé

- « Environnement durable en Beaujolais », dont le siège est à Rivolet,

- « Mémoire collective et patrimoine de Cogny », dont le siège est à Cogny,

- « Vivre en Pierres dorées », dont le siège est à Frontenas,

- « En longeant le Morgon»,  « Déambule »,  « Cadoles et sens » 

CONTACTS : association.bvabo@orange.fr

lbdore@lebeaujolaisdore.com

APEOS.info@free.fr

bienvivreapouilly@g.mail.com

 Téléphone : 04 74 65 48 75

Blog     http://beaujolais.hautetfort.com

Facebook    http://www.facebook.com/pasdautorouteenbeaujolais