03.08.2008
Les grandes lignes de la politique de l’Etat en matière d’aménagement du territoire
Le Président de la République fait sa politique par l’intermédiaire du gouvernement (premier ministre et ministres avec leurs représentants locaux, les préfets de Région et les préfets départementaux) (c’est ce qu’on appelle « l’Etat »)
et les députés,
à l’échelon territorial : le conseil régional (la région), le conseil général (le département) et les maires et leurs conseillers (les communes).
Devant la forte attractivité de notre région, plus forte que la moyenne nationale, et devant l’accroissement anarchique de la métropole lyonnaise qui conduit à un « étalement urbain » capable de détruire le paysage et la spécifité de maints pays des alentours de Lyon dont notre Beaujolais, l’Etat s’est engagé dans quatre voies :
1) favoriser les regroupements de communes sous forme de Syndicat Mixte, Communautés de Communes, Communauté d’agglomération, Communauté urbaine, autour de projets communs de développement.
Nous avons en Pays beaujolais le Syndicat mixte du SCOT qui regroupe 12 CC et 1 Communauté d’Agglomération (la CAVIL). Syndicats mixtes, CC ou CA sont tous des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) régis par des règles de droit administratif, à fiscalité propre.
2) donner les grandes lignes de développement régional qui doit s’harmoniser avec les développements national et européen (et même mondial…). C’est ainsi qu’a été approuvé par décret le 9 janvier 2007 la DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise. Les élus territoriaux doivent s’y référer dans l’élaboration des SCOT ou autres contrats de développement. La DTA met l’accent sur la préservation de l’environnement et des espaces naturels (notions de « cœurs verts » ou de « corridors d’eau »
3) faire le recensement de toutes les richesses de notre patrimoine naturel, qui est fragilisé par le développement économique et l’arrivée de nouveaux habitants. C’est ainsi que la DIREN, en collaboration avec des directions départementales, réalise depuis 1982 un inventaire des Zones d’Intérêt Naturel Floristique et Faunistique (les ZNIEFF), commune par commune. Deux types de ZNIEFF permettent deux approches différentes :
les ZNIEFF de type I, d’une superficie généralement limitée, sont définies par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional
les ZNIEFF de type II sont des grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes Les zones de type II peuvent inclure une ou plusieurs zones de type I.
(www.rhone.pref.gouv.fr/web/176-prendre-soin-de-notre-patr...)
Pour le Pays Beaujolais :
ZNIEFF type 1 ZNIEFF type 2 Arrêté de biotope Site Natura 2000
CC Haut Beaujolais 27 13
CC Région de Beaujeu 26 16 2
CC Haute Vallée d’Azergues 16 11 1 (Claveisolles)
CC Pays d’Amplepuis Thizy 20 12
CC Pays de Tarare 18 13
CC Beaujolais-Val de Saône 11 4 1 2 (Belleville-Taponas)
CC Beaujolais Vauxonne 6 1 1 1 (St Georges de Reneins)
CC Beaujolais Nizerand Morgon 1
CC Pays du Bois d’Oingt 25 11
CC Beaujolais Pierres Dorées 5 3
CC Beaujolais Val d’Azergues 2 2
CC Monts d’Or Azergues 4 3
La CAVIL 3 3
4) protéger l’environnement naturel par des actions plus précises. C’est ainsi que la notion de corridors biologiques a été développée afin de permettre aux espèces animales de circuler à travers le territoire et aux écosystèmes de fonctionner. Il s’agit de mettre en lumière les zones sensibles et vulnérables. Une étude a été lancée en mai 2007 par la Région Rhône-Alpes et la Préfecture de Région, suite au « Grenelle de l’Environnement ». Trois réunions ont eu lieu à Charbonnières les 27 mai, 17 juin et 7 octobre 2008 . Une cartographie au 25/1000ème constituera une base de données, une carte de potentialités, un document d’orientation et une base de réflexion. Ces données devront être prises en compte par le biais de contrats de territoires à l’échelle intercommunale, PNR ou Département. Ces données seront à intégrer au SCOT, aux PLU etc.
Que ce soit les ZNIEFF ou les corridors biologiques, ce sont des outils donnés à chacun d’entre nous pour discuter un permis de construire ou orienter la discussion autour d’un PLU, ou demander le classement d’une zone etc…
17:13 Publié dans Qui, quoi, comment. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : znieff, plu, pnr, diren
02.08.2008
Un Parc Naturel Régional
«
« Comment fonctionne un PNR ? Qu’est-ce qu’un PNR ? À travers une Charte (un projet de territoire) élaborée par les élus locaux, les associations et les acteurs du territoire, le PNR, géré par un Syndicat Mixte regroupant les communes du parc, les Communautés de Communes, la/les Région(s) et le(s) département(s) concerné(s), définit une politique de développement sur un territoire qu’ils définissent, pour une durée de 10 ans.
Un PNR est avant tout un outil démocratique de développement économique.
1) Les conditions
Posséder des richesses •naturelles (faune, flore, habitats, milieux),
•culturelles (histoire, architecture et paysage),
•humaines (savoir-faire et techniques),
Avoir une volonté politique pour mener à bien un développement économique qui tient compte de la protection de ces richesses et vouloir les mettre en valeur.
2) les avantages
- créer un ensemble politique cohérent qui dépasse les frontières des communes, des Communautés de Communes ou des SCOT. Ce sont les acteurs de la Charte qui se lient eux-mêmes, sans aucune pression venant « d’en haut ». La Charte a prédominance sur les SCOT et PLU. Elle permet de s’entendre sur des actions qui dépassent largement les problématiques locales, et offre un cadre pour trouver des solutions à une échelle territoriale.
- dégager des moyens humains pour développer la région :
Une équipe pluridisciplinaire et compétente composée de personnels techniques, scientifiques et administratifs permet de mettre en œuvre les actions décidées par le Syndicat Mixte en fonction des objectifs définis par la Charte. Ceci représente un importante capacité d’ingénierie (architecte, agronome, ingénieurs forestier, viticole…) au service des habitants du territoire et des élus.
- dégager des moyens financiers nettement supérieurs à ceux qui seraient mis dans des actions au coup par coup par les communes. En général ils sont de 2 à 3 fois plus importants qu’ailleurs.
Exemple : le PNR du Pilat Europe, Etat, Région, Département 41%
Ministère de l’Environnement 5%
Recettes diverses (loyer, vente doc) 7%
Participation des membres du Syndicat Mixte : Conseil général de La Loire 14%
Communes Rurales 7%
Conseil Général du Rhône 5%
Villes Portes 14%
- participer à un développement économique, rural et touristique cohérent, en créant des projets clairement établis. Cela renforce la cohérence territoriale et la rend donc plus efficace et plus lisible. La notion de « Ville Porte » permet de trouver une cohérence entre une ville et ses alentours. Saint Etienne est une ville porte du PNR . La ville ne fait pas partie du PNR mais une partie du territoire de la commune en fait partie.
- appartenir à un réseau national de PNR. Aujourd’hui on recense 45 PNR qui représentent 13% du territoire français, 3706 communes, plus de 7 millions d’hectares et plus de 3 millions d’habitants.
En Rhône-Alpes, il existe déjà un réseau de PNR : les 10 Parcs d’Auvergne.
Enfin deux y sont actuellement à l’étude : l’un en Dombes, l’autre à cheval sur les régions Rhône-Alpes et Provence-Côte d’Azur, les Baronnies.
5) Procédure à suivre pour la création d’un PNR :
C’est à l’initiative de la Région Rhône-Alpes que peut s’engager la procédure d’élaboration de la Charte du PNR.
Pour demander à la Région Rhône-Alpes de déclarer le Beaujolais zone éligible pour un PNR, il faut donc une forte volonté politique associée à une non moins forte volonté des habitants ».
Sites à consulter :
http://centre-de-ressources.parcs-naturels-regionaux.fr/f...
16:06 Publié dans Points de vue. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pnr, parc naturel regional
23.07.2008
Les dégats de l'épareuse.

Je n’avais encore jamais vu un tel massacre à l’épareuse que lors de ma dernière sortie à vélo ce mercredi 23 juillet.
Je vais essayer de vous faire ressentir l’ampleur des atteintes à l’environnement que cette machine a provoqué.
Les rochers portent les traces des griffes parallèles dès qu’ils osent affleurer.
Des tabourets de raccordements électriques ou d’eau sont décalottés.
Les arbres balafrés montrent leur aubier blanc.
Les buses de franchissement des fossés sont largement entamées aux extrémités.
Les poteaux téléphoniques en bois ne sont pas épargnés
Etc etc …
Entre Chatillon d’Azergues et Alix (D76), avant d’atteindre le pont sur le ruisseau d’Alix la route longe et surplombe un champ planté de maïs. Un muret de pierres sèches soutient la route. Des pierres en demi-rouleau le couronnent, ou plutôt le couronnaient.
Car les dernières, témoins du passé, ont été mises à sac depuis peu, à savoir :
Une, renversée, arc-boute le pied du mur, une autre gît deux mètres plus loin dans les mais, une autre, retournée comme une crêpe, barre le mur en travers. Etc …Je ne veux pas passer chaques pierres dérangées en revue. Une dernière quand même, une vaillante, encore en place, qui porte la signature de l’épareuse : des griffures encore fraîches sur le dos.
Maintenant il s’agit de réparer les dégâts qui peuvent l’être : au moins remettre les pierres en place
Pour le futur ne serait-il pas bon que le conducteur de l’engin « épareuse » ait une formation et se sente responsable des dégradations qu’il occasionne pour qu’il engage, de suite après, les réparations.
N’y aurait-il pas à engager une réflexion sur ce sujet, sue ce problème ?…
Dans l’attente de votre réponse veuillez agréer, Monsieur Le Boutet, mes salutations.
Robert Braymand
Commission des Sites et du Patrimoine de l’Office du Tourisme des Pierres Dorées
20:08 Publié dans Divers. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : épareuse, maison du rhône


