29.09.2009

Nouvelle Z.I. à Belleville.

vue dans la journée.JPGNous portons à votre connaissance un courrier de Mme & M. Vinot de St Lager, concernant la construction d'un entrepôt de 50000m², dont la démesure marque gravement le paysage.

Madame,

Depuis quelques temps, nous suivions avec inquiétude les travaux de l'énorme entrepôt de la société Hartman au sud de la zone industrielle du Pain perdu. Le résultat dépasse nos plus sombres pronostics et nous nous nous demandons comment des élus qui sont toujours prêts à afficher leurs convictions environnementales en période électorale, ont pu sans trembler signer le permis de construire correspondant. Nous espérions qu'un effort serait fait concernant les revêtements des façades, mais il n'en est rien et, au coucher du soleil, le résultat de ces façades métallique est terrifiant. (voir photos jointes, prises de notre jardin)

La seule solution pour atténuer l'agressivité de ce bâtiment serait sans doute d'en « végétaliser » les parois verticales, mais je doute que la société propriétaire envisage avec faveur un tel investissement.  Adieu la vue sur la côtière de Montmerle, et depuis la colline de Brouilly, quelle horrible verrue! Cela doit rapporter beaucoup à la ville de Belleville.

 

Philppe & Brigitte Vinot

69 Saint lager.

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26.09.2009

La Charte de Fontevraud, un moteur pour la préservation de nos paysages.

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Proposition pour une

Charte Paysagère et Environnementale pour le territoires des AOC Brouilly et Côte de Brouilly, dont le Mont Brouilly est le phare, avec l’adhésion à la Charte Internationale de Fontevraud,

présentée par Chantal Pégaz, avocate honoraire, spécialiste du droit rural, droit de la vigne et du vin

 

 

A l’origine, la prolongation du classement de la « région Val de Loire » au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000. Le Val de Loire est un pays de vignobles et le classement suscite nombre d’interrogations quant à l’alliance de la politique viti-vinicole et la préservation et la conservation du patrimoine paysager, toujours fragile et en devenir.

 D’où l’idée d’élaborer une Charte, dite Charte de Fontevraud, signée le 12 décembre 2003 par les ministères concernés, l’INAO, l’Organisation Internationale de la vigne et du Vin (OIV), les organismes professionnels des vins du Val de Loire, le syndicat mixte interrégional « Mission val de Loire », la commission française de l’UNESCO, le Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS).

 

Cette Charte se veut  exemplaire et ainsi bénéficier à nombre de régions viti-vinicoles qui partageraient des objectifs analogues. D’autre part elle permet de créer un réseau international de vignobles qui s’engagent à résoudre leurs problèmes à travers une dimension de protection de l’environnement, de respect du patrimoine sous ses multiples facettes, et l’élaboration d’un produit « d’excellence ».

 

Au départ la charte de Fontevraud s’applique à certains sites déjà inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO :

Le Val de Loire, le vignoble de Lavaux en Suisse, la Côte de Beaune. D’autres régions viti-vinicoles ont également adhéré à cette Charte. : Château Chalons, et tout récemment, les Costières de Nîmes.

 

Ainsi a été signée le 26 mars 2009 l’adhésion des « Costières de Nîmes » à cette Charte. Le Syndicat de l’AOC Costières de Nîmes avec la communauté d’agglomération Nîmes Métropole et la DIREN Languedoc-Roussillon avaient élaboré une charte paysagère et environnementale des Costières de Nîmes signée le 5 juillet 2007, ce qui facilita ensuite l’adhésion à la Charte International de Fontevraud.

 

D’autres vignobles ont adhéré : le vignoble de Lavaux (Suisse), Château-Chalon, les Côtes de Beaune méridionales. Sont en cours d’adhésion :

Les vignobles de Gigondas, Vacqueyras et Baumes de Venise autour des Dentelles de Montmirail, la Champagne, l’Afrique de sud , et d’autres vignobles étrangers

 

 

Pourquoi pas le vignoble du Beaujolais, connu dans le monde entier ?

 

En raison des différentes appellations du Beaujolais et de la superficie très étendue et diverse du vignoble, il a été décidé dans un premier temps de s’arrêter à la région de Brouilly (appellations Brouilly et Côte de Brouilly).

 

Le principe de l’adhésion à la Charte repose sur le volontariat, l’engagement et les convictions de tous les partenaires réunis pour la circonstance autour d’un syndicat ou association porteur du projet.

En effet si un classement vient d’en haut, il est très mal perçu. Il y a une quinzaine d’années, des gens du Ministère de l’environnement avaient classé les « Côtes de Beaune »sans aucune concertation avec les habitants et municipalités. Il a fallu au moins cinq ans pour rassurer et faire comprendre l’intérêt d’un tel classement. Le travail de concertation fait partie intrinsèque du travail de protection.

 

Il a donc fallu convaincre 6 communes  : Cercié, Quincié, Saint-Lager, Odenas, Saint Etienne la Varenne et Charentay

 2 Communautés de Communes : CC Beaujolais-Val de Saône et CC de la Région de Beaujeu,

l’Inter-Beaujolais,

l’UVB

l’ODG des crus.

et les viticulteurs concernés et tous les acteurs économiques, (le paysage appartenant à tous), de l’intérêt de cette démarche.

 

Le but est la valorisation du terroir (géologie), du paysage de vignes (mise en valeur du bâti des villages, des murets, des cadoles, des plantations de cerisiers, noyers, de la beauté des parcelles de vignes par elles-mêmes etc..). Cela peut faciliter le développement de l’oeno-tourisme. et redonner une identité à une région. Les friches peuvent être entourées et faire l’objet d’observation en liaison avec des organismes tels que la FRAPNA ou la Fédération des Chasseurs du Rhône. Il peut être décidé des actions communes visant à une exploitation harmonieuse des sols.

 

Les partenaires convaincus, il faut monter le financement d’une étude qui sera réalisée par un cabinet d’experts dont le coût pour le Beaujolais, est évalué à 36.000€

Une partie sera financée par le Conseil Général  (40 à 60%), et le reste par la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement), l’Inter, l’UVB, et tout autre organisme . Il devrait rester à la charge des communes un montant de 1500€ sur deux ans.

La procédure pour arriver à obtenir la labellisation est normalement de 2 ans.

 

La mission de ce cabinet d’expert sera de faire un diagnostic du territoire pour définir :

              les qualités intrinsèques du paysage

            les éléments clés de sa réputation

            la qualité particulière de ses vins

            les dangers d’un urbanisme envahissant

            les évolutions prévisibles

et pour rechercher avec les différents partenaires du projet les actions à mener pour améliorer ce paysage.

 

 

Les avantages d’adhérer à la Charte de Fontevraud sont multiples :

- Tout d’abord,  travailler ensemble sur un territoire assez large.

-  considérer une région dans sa globalité économique, touristique,

-  communiquer différemment sur la région et sur les vins produits.

- être admis dans un réseau international de vignobles notoirement reconnus pour leur désir de recherche d’excellence dans la culture de la vigne, la protection du paysage et la qualité du vin.

 

 

C’est un noble projet rassembleur et qui donne une autre dimension à la région.

 

 

                                                                                                                        septembre 2009

 

30.06.2009

Aperçu sur le monde du vin en Beaujolais.

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L’Inter-Beaujolais

présenté par son président, Dominique Capart

Aperçu sur le monde du vin en Beaujolais

 

 

 

L’Inter-Beaujolais est une association qui réunit à parité dans son Conseil d’Administration, des représentants du négoce (70 négociants en Beaujolais) et de la viticulture. (7+7). Le président  est Dominique Capart (viticulture) et le vice-président : Xavier Barbet (négoce Loron)

 

A- Son budget de fonctionnement vient de la « taxe volontaire obligatoire » ( !!!!) prélevée sur toutes les sorties de cave auprès du négoce et des viticulteurs. Le rendement de cette taxe est fonction du volume vendu, quelque soit le prix obtenu. Les comptes sont suivis obligatoirement par un contrôleur d’Etat, puisqu’il s’agit d’une taxe obligatoire.

 

B- Ses missions :

la promotion et le développement du vignoble beaujolais : l’Inter-Beaujolais vient d’éditer deux plaquettes (La terre et la vigne en Beaujolais, Invitation en Beaujolais), un DVD, intitulé le Gamay, Roi du Beaujolais.(Malheureusement, ces documents ne sont pas datés). Il  promeut Beaujolais dans les grandes foires internationales.

•une mission de recherche et de développement à travers la SICAREX-Beaujolais, installée à Liergues au château de l’Eclair et au 110 boulevard Vermorel à Villefranche. Le vignoble évolue et des tests sont pratiqués : introduction du cépage Gamaret, lutte contre les maladies du bois, recherche de clones les mieux adaptés au terroir, recherche sur les traitements.

(site web : La SICAREX Beaujolais, centre de recherche viti-vinicole a installé ses cuveries expérimentales au Domaine du « Château de l’Eclair » (domaine crée à la fin du 19ème siècle par l’industriel Victor Vermorel, fabricant des bidons à sulfater « l’Eclair »). Depuis 1981, la SICAREX Beaujolais organisme de recherche appliquée soutenu par les professionnels vinifie les vendanges du « Château de l’Eclair ». Elle peut ainsi expérimenter les pratiques viticoles et œnologiques innovantes et préparer ainsi l’avenir du vignoble, avec un souci permanent de qualité des produits et de la préservation de l’environnement et de la santé du consommateur. SICAREX Beaujolais : 905 rue du Château de l'Eclair - Tél 04 74 02 22 40)

•suivre l’évolution du marché sur le plan national et international :

en étudiant le rapport entre les déclarations de récolte et le volume vendu

+ un suivi en aval de la qualité : repérage et contrôle des bouteilles vendues dans le monde entier

 

C- Son équipe : une équipe de 14 personnes fait fonctionner l’Inter-Beaujolais

1 directeur général : Jean Bourjade (permanent)

1 secrétariat de direction : Monique Thirial

2 personnes pour la comptabilité : Sylvie Serrano et Marie-Hélène Petit

1 responsable ensemble marketing et communication : Anthony Collet

2 responsables marketing (1 France : Marie-Stéphane Courcier, 1 étranger : Amandine Raphanel)

1 responsable oenotourisme : Fabien Vignal

2 personnes pour expliquer les données statistiques : Martine Picard et Odile Roussot

2 personnes pour le matériel promo : Chantal Bernard et Daniel Chabert

2  personnes chargées de la recherche et du développement : Jean-Luc Berger et Pascal Hardy

 

D- Ses rapports avec les autres organismes du monde du vin :

Il faut distinguer deux sortes d’organismes :

ceux qui émanent du territoire : l’Inter-Beaujolais, l’UVB 6 et les ODG (Organe de Défense et de Gestion), la Chambre d’Agriculture du Rhône

les organismes d’Etat (dépendant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche) : Viniflhor-FranceAgriMer , l’INAO

 

Les organismes qui émanent du territoire :

•L’UVB (Union des Vignerons du Beaujolais) : L’Union des Vignerons du Beaujolais est la structure représentative des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) du vignoble Beaujolais et de leurs producteurs. Elle est membre de la CNAOC (Confédération Nationale des Appellations d’Origine Contrôlée) qui regroupe l’ensemble des fédérations viticoles d’AOC françaises. Un décret de 2006 intime l’ordre aux appellations de se constituer en Organe de Défense et de Gestion (ODG) . D’où la création de deux ODG : une pour les Beaujolais et les Beaujolais-Villages et une pour les crus. L’UVB gère les appellations alors que l’Inter-Beaujolais promeut l’appellation ( !!!!). Elle a créé en 1952 la Maison du Beaujolais à Saint Jean d’Ardières. et la gère.

•La Chambre d’Agriculture du Rhône est un partenaire financier pour l’Inter-Beaujolais. Elle une organisation professionnelle reconnue « établissement public », élue par l’ensemble des acteurs agricoles : agriculteurs, groupements professionnels (syndicats, coopération, crédit, mutualité), salariés d’exploitation, ancien exploitants et propriétaires fonciers. Elle agit au service de tous les agriculteurs et, en lien avec le milieu rural, élabore la politique agricole du département. 



Les délégations régionales des organismes d’Etat:

•VINIFLHOR (l’Office Interprofessionnel des fruits et légumes, des vins et de l’horticulture) -France AgriMer créé par le décret n° 2005-1780 du 30 décembre 2005 en application de la loi du 6 octobre 1982 instituant des offices d’intervention dans le secteur agricole. Ce décret a été intégré dans le code rural. Il met en œuvre les politiques publiques dont l'Office a la charge. Il gère l’argent européen.

C’est un organisme public intervenant dans les secteurs des fruits et légumes, du vin et de l’horticulture dont le Conseil de direction a un caractère interprofessionnel. Il participe à l’élaboration de la réglementation, met en œuvre les soutiens nationaux et communautaires (en clair distribue les subventions)  et analyse l’évolution des marchés pour les filières agricoles qui le concernent.

•L’INAO (L'Institut National des Appellations d'Origine) désormais appelé Institut national de l'origine et de la qualité est un établissement public administratif français placé sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture. Il accompagne les producteurs qui s’engagent dans les démarches de qualité certifié (AOC) par l'Institut et gère plus globalement les Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO).

 

 

E- Sa politique : L’Inter beaujolais  collabore avec tous ces organismes. Actuellement,  la politique de la viticulture beaujolaise s’oriente vers :

-une restructuration du vignoble : 2000 hectares ont été arrachés. A partir du 31 décembre 2008, il n’est plus accordé de primes à l’arrachage.

L’introduction d’autres cépages est envisagée. Les densités sont à l’étude pour baisser les coûts de production et pour éviter une surproduction.

-une diversification du produit : rouges, rosés, effervescents, blancs

-un renforcement de la mission de marketing en lien avec l’Europe et l’Organisation Commune de Marché (OCM)

-un travail plus étroit entre l’Inter-Beaujolais et :

 la Chambre de Commerce

 Destination Beaujolais (80.000 € a  été versé par Inter-Beaujolais) afin de développer le tourisme : mise en place d’une route des vins en Beaujolais, et élaboration de trois guides

le Comité de Pilotage vitivinicole Rhône Alpes (le CPVVRA), créé en 1984. Il s’agit d’une instance interprofessionnelle régionale représentative de l’ensemble des vignobles de Rhône-Alpes, chargée d’organiser et de coordonner les programmes de soutien à la viticulture rhônalpine. Il s’est doté en 2006 d’une commission tourisme dans laquelle on retrouve actuellement des représentants des principaux vignobles (Beaujolais, vallée du Rhône, Sud Ardèche, coteaux du Lyonnais, Bugey, Savoie, côte roannaise, côtes du Forez), des représentants de la Région (Direction de l’Agriculture et Service Tourisme) et de la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA). L’objectif de cette commission est d’accompagner les professionnels désireux de jouer la carte du tourisme vitivinicole et d’unifier les différentes initiatives lancées dans la plupart des appellations (démarches qualité, structuration de l’offre, actions de communication et de promotion…). Il met en place des CROF (contrat Régional d’objectif et de filière. L’interlocutrice pour le Beaujolais est Patricia Picard.