Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/08/2008

Un Parc Naturel Régional

DSC_0792.JPG

 

 

 

« 

« Comment fonctionne un PNR ? Qu’est-ce qu’un PNR ? À travers une Charte (un projet de territoire) élaborée par les élus locaux, les associations et les acteurs du territoire, le PNR, géré par un Syndicat Mixte regroupant les communes du parc, les Communautés de Communes, la/les Région(s) et le(s) département(s) concerné(s), définit une politique de développement sur un territoire qu’ils définissent, pour une durée de 10 ans.

            Un PNR est avant tout un outil démocratique de développement économique.

 

            1) Les conditions

             Posséder des richesses           •naturelles (faune, flore, habitats, milieux),

                                                           •culturelles (histoire, architecture et paysage),

                                                           •humaines (savoir-faire et techniques),

            Avoir une volonté politique pour mener à bien un développement économique qui tient       compte de la protection de ces richesses et vouloir les mettre en valeur.

 

            2) les avantages

- créer un ensemble politique cohérent qui dépasse les frontières des communes, des Communautés de Communes ou des SCOT. Ce sont les acteurs de la Charte qui se lient eux-mêmes, sans aucune pression venant « d’en haut ». La Charte a prédominance sur les SCOT et PLU. Elle permet de s’entendre sur des actions qui dépassent largement les problématiques locales, et offre un cadre pour trouver des solutions à une échelle territoriale.

- dégager des moyens humains pour développer la région :

Une équipe pluridisciplinaire et compétente composée de personnels techniques, scientifiques et administratifs permet de mettre en œuvre les actions décidées par le Syndicat Mixte en fonction des objectifs définis par la Charte. Ceci représente un importante capacité d’ingénierie (architecte, agronome, ingénieurs forestier, viticole…) au service des habitants du territoire et des élus.

- dégager des moyens financiers nettement supérieurs à ceux qui seraient mis dans des actions au coup par coup par les communes. En général ils sont de 2 à 3 fois plus importants qu’ailleurs.

            Exemple : le PNR du Pilat                     Europe, Etat, Région, Département                                                                                                                                                                    41%

                                                                       Ministère de l’Environnement                                                                                                                                                                             5%

                                                                       Recettes diverses (loyer, vente doc)                   7%

            Participation des membres du Syndicat Mixte :   Conseil général  de La Loire                                                                                                                                                                  14%

                                                                       Communes Rurales                                          7%

                                                                       Conseil Général du Rhône                                 5%

                                                                       Villes Portes                                                    14%

- participer à un développement économique, rural et touristique cohérent, en créant des projets clairement établis. Cela renforce la cohérence territoriale et la rend donc plus efficace et plus lisible. La notion de « Ville Porte » permet de trouver une cohérence entre  une ville et ses alentours. Saint Etienne est une ville porte du PNR . La ville ne fait pas partie du PNR mais une partie du territoire de la commune en fait partie.

- appartenir à un réseau national de PNR. Aujourd’hui on recense 45 PNR qui représentent 13% du territoire français, 3706 communes, plus de 7 millions d’hectares et plus de 3 millions d’habitants.

En Rhône-Alpes, il existe déjà un réseau de PNR : les 10 Parcs d’Auvergne.
Enfin deux y sont actuellement à l’étude : l’un en Dombes, l’autre à cheval sur les régions Rhône-Alpes et Provence-Côte d’Azur, les Baronnies.

 

   5) Procédure à suivre pour la création d’un PNR :

C’est à l’initiative de la Région Rhône-Alpes que peut s’engager la procédure d’élaboration de la Charte du PNR.

Pour demander à la Région Rhône-Alpes de déclarer le Beaujolais zone éligible pour un PNR, il faut donc une forte volonté politique associée à une non moins forte volonté des habitants ».                                                                                                          

Sites à consulter :

http://centre-de-ressources.parcs-naturels-regionaux.fr/f...

www.parc-naturel-pilat.fr

www.parcs-massif-central.com

 

 

08/04/2008

La notion de paysage.

Nous avons demandé à Bastien Exbrayat, paysagiste, originaire du Beaujolais, de venir nous définir la notion de « paysage ». Il nous a semblé que Bastien Exbrayat était tout à fait à même de nous faire comprendre cette notion complexe et fuyante qu’est « le paysage », venant de terminer brillamment l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, s’intéressant particulièrement à la notion du paysage d’un territoire, et ayant travaillé au cours de ses études avec de grands paysagistes tels que Gilles Clément, Frédéric Rossano, Noël Van Dooren, ou John Lonsdale. D’autre part, en tant qu’enfant du pays, il a bien voulu avec sa sensibilité venir nous apporter ses connaissances, participer à notre discussion, tout cela pour notre plus grand intérêt et gracieusement.  Il a en particulier tenu compte des objectifs de notre association et est intervenu de façon à ce que nous puissions rendre notre action la plus efficace possible. Nous l’en remercions vivement.

Intervention de Bastien Exbrayat 

A) La notion de paysages peut se décliner de différentes façons :

Le paysage peut être une représentation, ainsi les paysages dans la peinture italienne au XVIème siècle. Le paysage, en fond, est encadré par les bords de la fenêtre. C’est la première fois que la notion de paysage apparaît. L’homme, le peintre et ceux qui regardent le tableau se situent à l’extérieur du « paysage ».

Le paysage peut être une globalité, un territoire fabriqué, vécu et modelé par l’homme. L’homme en fait partie. Il est dedans.

Le terme paysage peut correspondre à un système environnemental où l’homme n’intervient pas.  Il s’agit d’une nature primaire et environnementale où l’eau, l’air, le sol sont des données constituantes de l’environnement. L’exemple le plus extrême est le Sahara.

Le  paysage peut être entendu comme une expérience personnelle, un sentiment. Il donne des sensations. Il est éphémère. Chacun d’entre nous a sa propre sensation du paysage.

Le paysage peut correspondre à un site, un projet. On agit dessus, on le transforme. On l’aménage.

B) A propos de la perception esthétique du paysage

Il est difficile d’argumenter  sur la beauté ou la laideur d’un paysage. Un tel trouvera beau ce que son voisin trouvera laid. Cela parce qu’il s’agit d’une interaction entre la personne et l’espace dans lequel elle se trouve.

1) Le corps reçoit des stimuli de l’espace, composé de ses différents éléments air-eau-terre, qui donne des sensations sur lesquelles viennent interférer la culture personnelle de l’individu et la culture de la société dans laquelle il vit.

Cela  donne des perceptions qui entraînent des sensations pas forcément explicites et une interprétation. Chacun a un sens de l’esthétisme différent.

2) Ces sensations et perceptions permettent de comprendre le paysage pour agir dessus par des intentions et des projets. On crée à nouveau un nouvel espace. C’est  la transformation de  l’espace au cours de l’histoire. L’homme et l’espace interfèrent pour forger le paysage. Le paysage ne peut pas être figé.

C) les niveaux d’action

On peut distinguer deux niveaux d’action qui correspondent à deux perceptions du paysage :

le paysage politique : celui des cartes,  celui qui fait l’objet de projets, indispensables pour agir. Les acteurs sont dans des bureaux lointains, Etat, Région,Département, Commune. Ils font appel à des bureaux d’études qui recrutent des personnes qui viennent d’ailleurs.

le paysage vernaculaire : il est marginal, ce sont les gens qui vivent sur le territoire qui ont des habitudes, qui se réveillent tous les matins dans ce paysage.        L’association « Paysages Beaujolais » s’inscrit dans ce cadre et a un rôle très important à jouer.

De même les maires des communes. Il faut réfléchir à l’accueil des nouveaux habitants : journées à thème, marche, etc… Les municipalités doivent penser la manière de faire vivre ensemble les habitants, quel type d’habitat, quels transports, faire le choix d’assurer la maîtrise d’ouvrage, etc..

D) Commentaire autour de photos prises par les uns et les autres

Bastien Exbrayat a souligné différents termes appropriés pour commenter une photo :

repère par rapport à une colline

disposition par rapport aux orientations du soleil

le suivi d’une courbe de colline, etc…

               

29/02/2008

Exposé de Mme de Fleurieu, maire d'Arnas.

1219041399.jpg

Exposé de Madame de Fleurieu, maire d’Arnas, à notre réunion du 12 juin 2007 à Pravins

Les pouvoirs d’un maire en matière urbanistique

Depuis 30 ans, Anne de Fleurieu essaie de concilier l’inconciliable en préservant l’activité agricole tout en participant au développement urbain et industriel, beaucoup à cause de la configuration géoéconomique de la commune d’Arnas, traversée par des barrières créées que sont l’autoroute A6, l’ex Nat.6 et la voie ferrée et une barrière naturelle qu’est la Saône.La personnalité d’un maire est déterminante quant au soin qu’il mettra à harmoniser le mieux possible le développement architectural, urbain et économique de sa commune. Un règlement d’urbanisme conditionne la volonté et l’équilibre du devenir d’une commune. L’essentiel à retenir est que, sous quelque forme que ce soit, c’est l’outil nécessaire au conseil municipal pour maîtriser le développement de sa commune. Que le conseil municipal et son maire le fassent bien ou mal, le résultat n’est que le reflet de leur politique urbanistique. Par contre, l’architecture en tant que telle peut lui échapper et le maire n’a aucun moyen d’empêcher une construction inadaptée, à moins de faire un abus de pouvoir, si dans le règlement il n’y a pas un chapitre spécifique à l’architecture. Anne de Fleurieu en a parlé à Monsieur Charvet, président du SCOT. En effet, dans le cadre du SCOT il serait très souhaitable de créer une commission spéciale qui donnerait son avis sur l’intégration de toutes constructions dans les caractéristiques environnementales de la commune, lors de l’instruction d’un permis de construire.

De grands projets  pour Arnas :

 -Entre l’Autoroute et la Saône, une zone dite « Nature et Découverte » d’environ 200 hectares dont un plan d’eau de 140 hectares qui fait actuellement l’objet d’une extraction de sable et de gravier. Projet sur 25 ans -Entre l’Autoroute, l’ex Nat.6 et la voie ferrée, au niveau du diffuseur : la « Porte en beaujolais » qui comprendra :             

-2 hôtels de 2 et 3 étoiles,

-un ensemble de restaurants qui ira du restaurant gastronomique au restaurant simple,

-un espace réservé aux camping-car

-une construction phare, véritable logistique touristique qui incitera l’usager de l’autoroute et de l’ex Nat.6 à sortir dans le Beaujolais, à visiter son patrimoine historique, architectural et environnemental, à goûter ses produits du terroir, cela en liaison avec tous les offices de  tourisme de la région, les chambres d’hôtes, les caveaux, les différents  accueils pour  séminaires, mariages…

-De l’autre côté, une zone d’activité économique de plus d ‘une trentaine d’hectares, essentiellement du tertiaire

-Au Sud, entre l’Autoroute et la Saône, sous la Zone « Nature et Découverte », une zone d’activité commerciale de plus de 30 hectares

-La requalification de l’ex RN 6 depuis le diffuseur Villefranche-Nord jusqu’à la place Claude Bernard : véritable entrée d’agglomération et d’intégration entre la spécificité du milieu rural, semi rural et urbain. L’objectif est de lisser harmonieusement et intelligemment cette volonté environnementale. Pour cela, sur Arnas, à la sortie du passage sous la voie ferrée, une zone de 80 hectares est prévue pour développer un « urbanisme bocager » de 1 à 2 étages, prémisse d’un urbanisme plus concentré et plus élevé.

Madame de Fleurieu ajoute que tout cela ne peut se réaliser que sous la forme d’un règlement d’urbanisme à la fois rigoureux et adapté aux différents projets