05/01/2013

Le label de l'UNESCO "Géoparc" pour l’ensemble du Beaujolais ?

    Le président du Syndicat Mixte du Beaujolais, Daniel Paccoud a accueilli favorablement  la proposition de demander le label UNESCO « géoparc » pour tout le Beaujolais. Cette démarche est à l’initiative de Chantal Pégaz, avocate honoraire et suppléante de Bernard Perrut  et déjà à l’initiative de l’adhésion des Pays de Brouilly à la Charte de Fontevraud, et de Bruno Rousselle, docteur en géologie et conservateur du musée de l’Espace Pierres Folles.

      « Paysages Beaujolais »  milite pour « un Parc Naturel Régional du Beaujolais ». Mais il n’y a aucune contradiction entre la procédure d’obtention du label Géoparc  et un PNR. Cela ne peut que contribuer à faire reconnaître l’originalité, la beauté et la fragilité de notre région  et faire avancer le dossier PNR.


  Qu’est-ce qu’un Géoparc ?

 

    L'idée des Géoparcs s’est propagée à travers le monde et a été adoptée par un nombre croissant d’États membres en raison des intérêts multiples qu’ils offrent sur le plan de la conservation, du développement durable et de la participation communautaire. L’UNESCO a vraiment commencé à s’y investir en 1999, lorsque les Géoparcs ont été proposés pour la première fois en tant que programme de l'UNESCO.

Aujourd'hui, l'UNESCO apporte son soutien ad hoc à des initiatives nationales de Géoparcs qui sont coordonnées à travers le réseau mondial des Géoparcs nationaux (Global Geoparks Network GGN) et qui compte, en 2012, 90 membres dans 26 pays. Ce réseau, soutenu par l’UNESCO, est basé sur le volontariat. C'est un réseau dynamique où les membres se sont engagés à travailler ensemble afin d’échanger des idées de bonnes pratiques, de participer à des projets communs, élever les normes de qualité de tous les produits et activités de chaque Géoparc. Il se réunit tous les deux ans lors d'une Conférence internationale, et fonctionne à travers l'exploitation de réseaux régionaux, tels que le Réseau Européen des Géoparcs qui se réunit deux fois par an pour développer et promouvoir des activités conjointes

 

Les géoparcs existant en France sont :

le Géoparc de la Réserve Géologique de Haute Provence,  le premier Géoparc en France,

le Géoparc du Lubéron

Le Géoparc des Bauges :approche différente et complémentaire du PNR des Bauges

Le Géoparc du Chablais (au-dessus de Genève)

Tous ces Géoparcs sont sur un territoire plus grand que le nôtre.

 

Un géoparc, en Beaujolais est-il possible ?

Tout d’abord qu’est-ce qu’un géoparc ? Est-ce un parc géologique ? 

   Non ! Si un Géoparc doit démontrer l'importance internationale de son patrimoine géologique, son principal objectif est avant tout d'explorer, de développer et de célébrer les liens entre cet héritage géologique et tous les autres aspects du patrimoine naturel, culturel et immatériel. Il s'agit de « reconnecter » l'Humanité à tous les niveaux de la planète "notre maison", et de mettre en relief la façon dont elle a, durant 4,600 millions d'années, façonné les aspects de nos vies et de nos sociétés.

Dans ce cadre le Beaujolais y entre complètement, et par son relief, et par ses différents sols donnant les 12 crus bien connus, et par la couleur de ses pierres qui caractérise la couleur des villages, et par ses paysages de vignes, de forêts, de bords de Saône etc...

La géologie est à la base de tout mais cela va beaucoup plus loin et la climatologie, le paysage, l’architecture, l’agriculture, la géographie en sont des dérivés. L’habitat est conditionné par les activités de l’homme sur ce même territoire.

Mais comment rivalser avec les magnifiques paysages des autres Géoparcs ?

     Le 1er argument en notre faveur est que l’on a sous les pieds une des géologies les plus riches de France : la nature des sols est très diverse. Il s’agit de la mettre en valeur. Certes nous n’avons pas de failles, de canyons, de gouffres... mais le Beaujolais peut pallier à ce manque en prenant le problème par d’autres biais : son architecture, ses sentiers thématiques, le mont Brouilly, le Mont Tourvéon, ses mines, ses carrières, ses collines, la vallée inondable de la Saône, ses lônes, etc...

   D’autre part la finalité essentielle du géoparc est éducative : or le musée des Pierres Folles est le seul musée géologique relié à l’université et ouvert à la recherche. L’entreprise Lafarge, propriétaire des carrières  à côté du musée, coopère depuis 20 ans et les sites sont visitables. Les guides de pays sont formés à la géologie. La construction d’un Géoscope éclaircirait toutes ces données.

   3ème aspect : l’obtention du label doit contribuer au développement économique et touristique. Nous avons déjà le « Hameau du vin » et nombre de restaurants étoilés. D’autant que nous sommes à 1/2H de Lyon, labellisé par l’UNESCO. Le Beaujolais serait un magnifique répondant à Lyon. Pourquoi pas un Eductour en Beaujolais ? Il ne s’agit pas d’un tourisme de masse mais d’un tourisme répondant à des centres d’intérêts spécifiques. D’autre part, la connaissance de nos sols entrainerait automatiquement une valorisation de nos produits.

Quelle est la procédure et quels sont les délais pour obtenir ce label ?

   La procédure de certification nécessite dans un premier temps une autoévaluation qui sera réalisée par le SMB pour décembre 2013. Elle est coordonnée par Marylise Bailhache du SMB.

Ceux et celles qui veulent y contribuer peuvent la joindre,  mbailhache@pays‐beaujolais.com

Ensuite un an d’observation par des experts (3 experts) de l’UNESCO

L’obtention du label ne nécessite qu’un  délai relativement court : deux‐trois ans. Mais une fois le label obtenu, on peut le perdre tous les 3‐4 ans.

 

 

         

Commentaires

Bonjour,
Juste ce petit mail pour confirmer mon soutien à votre projet de création d'un Géoparc dans le Beaujolais. C'est une perspective encourageante.
Cordialement
Christine Béquet

Écrit par : Béquet Christine | 15/04/2013

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