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19/01/2011

COL, le tracé !

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Le tracé, tel qu'il nous a été présenté par Le Progrès, en date du 19 novembre 2010.

Préambule : Nous vous avons fait part de la constitution d'une coordination d'associations de manière à exprimer tous ensemble notre indignation au projet de contournement autoroutier par l'ouest lyonnais.

Pour ce faire, Paysages Beaujolais ouvre son blog à ces associations, sous la catégorie C.O.L., de manière à élever le débat. Nous mettons aujourd'hui en ligne la première analyse de l'association :

 «  BIEN VIVRE AU BOIS-D’OINGT  ET EN PAYS BEAUJOLAIS»

197, rue Peignaux-Dames       69620- Le Bois-d’Oingt

Tél    04 74 71 66 68      ou       07 74 71 87 11

association.bvabo@orange.fr

 

 

Un nouveau tronçon d’autoroute de 25 km, traversant le Beaujolais…

Pour qui ?...Pour quoi faire ?

 

 

Notre association a pris connaissance par la presse, le 19 novembre 2010, d’un projet de liaison autoroutière de 25 km, situé au nord de Villefranche-sur-Saône, et qui pourrait constituer un premier tronçon du contournement ouest de Lyon (COL).

 

Le tracé prévu pour ce tronçon, partirait de la sortie des Olmes de l’A89 en cours de construction, traverserait la Communauté de communes des Pays du Bois-d’Oingt, puis celle de Gleizé, avant de rejoindre l’A6 à Arnas, vers la sortie nord de Villefranche-sur-Saône.

Le Conseil général du Rhône, dans sa séance du 19 novembre a donné un avis favorable à ce projet et demandé qu’il soit intégré en priorité au Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), en cours de préparation.

Ce Schéma définit les aménagements des différents modes de transport pour les vingt à trente prochaines années et devait être adopté par les Assemblées avant la fin de l’année 2010.

 

Nous avons consulté les élus de notre secteur du Bois-d’Oingt, afin d’avoir davantage d’informations. Ceux-ci semblaient découvrir eux aussi le projet, et n’avoir été ni consultés, ni même informés d’un nouveau projet d’autoroute situé à cet endroit.

 

Nous avons recherché les différents paramètres qui pourraient justifier la construction de cette autoroute dans ce secteur, alors que la politique annoncée dans les différentes phases des travaux du Grenelle de l’Environnement limitait l’implantation de nouvelles autoroutes.

Il semblait préférable de mieux aménager et utiliser le réseau des voiries existantes.

 

Voici les résultats de notre analyse.

 

  1. 1.      Le contexte local :

 

  • ·        La zone des communes qui seraient traversées par cette autoroute ( Saint-Vérand, Saint-Laurent-d’Oingt, Sainte-Paule, Oingt,,passage par Le Saule d’Oingt, puis Cogny, Rivolet, Denicé, avant de rejoindre Arnas) est celle du Pays des Pierres dorées, bien connue sur le plan touristique , pour ses coteaux, ses vignobles, ses villages pittoresques en pierres dorées et ses forêts toutes proches. Située à une quarantaine de kilomètres de la ville de Lyon, elle constitue pour les Lyonnais et pour les habitants des communes urbaines proches, une zone de calme, de nature rurale et de patrimoine.

 

  • ·        Les ressources de l’économie locale sont artisanales et agricoles avec la prédominance de la vigne, mais aussi des exploitations d’élevage, et des cultures maraîchères dans la vallée de la Saône ; des chambres d’hôtes ont ouvert ces dernières années pour accueillir touristes et visiteurs. La proximité de l’agglomération lyonnaise a encouragé les propriétaires à rénover et aménager leur habitat et la plupart des logements sont maintenant occupés en résidence principale. Il ne s’agit pas d’une zone rurale en crise, abandonnée par ses habitants, mais bien au contraire, chaque commune y voit une croissance de ses constructions (à gérer de façon progressive et contrôlée !), et de sa population.

 

  • ·        Le passage d’une autoroute remettrait en cause de façon irrémédiable, cette économie, ce mode de vie et l’attrait de ses villages. Si la France est la première destination touristique mondiale, c’est aussi à cause de la diversité de ses territoires.

 

  1. 2.      Le contexte départemental :

 

L’A89, Bordeaux-Lyon, en cours depuis de très nombreuses années verra en 2012 se terminer son dernier tronçon : Balbigny-La Tour-de-Salvagny. Rien n’est prêt pour l’accueillir dans l’agglomération.

L’agglomération de Lyon connaît des embouteillages importants avec des pointes régulières aux horaires de début et de fin du travail. Cette circulation de véhicules est liée à l’éloignement des lieux d’habitats et à l’attractivité de la ville centre.

Le contournement ouest de Lyon, tel qu’il est proposé, n’aura pas d’effet significatif sur ces déplacements de travail de la population locale.

Et surtout pas ce tronçon situé trop au nord : Les Olmes- Arnas qui oriente la circulation vers l’ouest et l’A89, et aboutirait pour de nombreuses années dans un cul-de-sac, sauf à se rendre de Mâcon à Tarare ou Clermont-Ferrand, ce qui est assez limité.

 

  1. 3.      Le contexte national

 

-         La vallée de la Saône, puis celle du Rhône connaissent en toutes saisons une circulation intense de passage pour le transport des marchandises vers le sud de la France, mais aussi de l’Europe.

 Les périodes de vacances où s’ajoute le transit des vacanciers vers les régions du sud, génèrent des points noirs inévitables, qui ne concernent pas que Lyon (célèbre tunnel de Fourvière), mais aussi Vienne, Valence, Livron et Loriol, Montélimar….

 

 Le contournement ouest de Lyon ne résoudra pas ces problèmes du sud. L’agglomération de Lyon sera plus facilement contournée, mais la circulation se retrouvera identique et même amplifiée, dans la vallée du Rhône.

 

Faudra-t-il à chaque fois construire une nouvelle autoroute pour contourner chacun de ces points noirs, et ceci dans un relief assez contraint ?

 

-         Les villes et agglomérations du centre de la France, sont en perte de vitesse économique et en demande de meilleures liaisons de désenclavement. Ces liaisons qui sont programmées et dont les tracés reprennent en partie le tracé de voies existantes, tardent à se réaliser, car peut-être moins rentables.

 

Ne vaudrait-il pas mieux, utiliser ces voies pour dévier la circulation de transport longue distance et de vacances et les éloigner de la vallée du Rhône ?

  1. 4.      Le contexte international

 

On nous dit qu’il faut permettre à la circulation venue d’Europe de l’Est et du Nord de l’Europe de rejoindre l’Espagne et l’Italie.

Pour l’Italie, d’autres voies existent et complètent le passage logique par l’A6. Mais pour l’Espagne et l’ouest du Rhône, traverser la France plus à l’ouest serait plus rapide et moins coûteux.

Plutôt que de chercher à s’adapter en permanence à la demande basique des utilisateurs, ne faudrait-il pas leur proposer d’autres solutions de passage avec aussi des mesures incitatives   (tarifs…) ou contraignantes ?

  

  1. 5.      Les hypothèses réalisables

Les services compétents du  Ministère et des collectivités régionales, ont certainement analysé la situation depuis de nombreuses années et nous ne prétendons pas inventer des solutions. Mais en regardant une carte, chacun peut repérer :

 

-         L’autoroute Paris-Clermont, puis Montpellier, plutôt sous-utilisée à l’heure actuelle

 

-         Plus proche de nous, l’A77, qui s’arrête actuellement à Nevers, mais dont le trajet prévu suit la N7, en desservant Moulins, Roanne, … et pourrait avoir une influence bénéfique sur des communes du Rhône, telles que Tarare, Thizy et Amplepuis et sur la liaison Saint-Etienne – Paris, sans passer par Lyon ou par Clermont-Ferrand.

            Plusieurs tronçons locaux sont en cours ou en projet.

 

-          En transversal, le projet de route Centre Europe Atlantique (RCEA) . Cette route est en cours de réalisation, avec deux tronçon Est qui se rejoignent à Paray-le-Monial : l’un venant d’Allemagne par Belfort et Chalon-sur-Saône, l’autre venant de Suisse et d’Italie, par Bourg et Mâcon. (à noter qu’en octobre 2010, le Préfet de Région a proposé comme alternative à ce tronçon traversant le Beaujolais, aux élus et responsables économiques de réaliser la liaison de Paray-le-Monial vers Roanne, ce qui n’a pas été retenu.)

 

Il y aura donc prochainement la mise en service ou l’amélioration de plusieurs voies de circulation, en provenance de l’Europe et traversant la France, qui permettront de ne pas tout concentrer sur l’A6 et l’A7. (Voir notre carte)

Prévoir ce tronçon déconnecté des autres projets nationaux et européens, n’a pas de justification. Sa rentabilité économique ne se réalisera que si les autres liaisons ne s’améliorent pas. Ce serait donc condamner d’avance les autres liaisons dont l’intérêt est prioritaire pour les villes concernées.

 

 

Implanter de nouvelles zones d’activités loin au nord de l’agglomération de Lyon, comme celles de logistique de Belleville-Arnas, ou les vastes zones prévues vers Les Olmes, ne nécessite pas de les cerner de voies rapides détruisant tous les paysages autour.

 

  1. 6.      Quelques constatations générales :

-         Gagner 15 minutes sur un trajet ne compense pas, même en termes économiques, les conséquences des transformations sur les territoires concernés.

 

-         Sur un plan plus général, on ne considère pas assez la valeur économique de  la production agricole locale. La suppression des surfaces des terrains agricoles concernés par l’implantation et la desserte de ces vastes ensembles d’autoroutes n’est pas suffisamment  prise en compte dans les évaluations.

 

-         Si on recommande en France, d’être économes en terrains pour la construction des logements, on assiste à un grand gaspillage pour les zones industrielles commerciales et artisanales, et pour les infrastructures routières.

 

-         La partie «coût des transports » n’est pas assez prise en compte dans les prix de revient des schémas de développement économique. La collectivité est sensée mettre à disposition gratuitement, ou presque, les infrastructures nécessaires.

 

-         Si tous les produits agricoles sont cultivés dans des pays plus pauvres, l’activité française se résumera à les stocker, les déplacer et les vendre. Même chose pour les produits industriels…

 

-         Tous les territoires ne seraient plus alors que de vastes espaces de hangars et d’immenses voies de transit.

 

Si nous avons essayé de replacer ces 25 kilomètres d’autoroute, dans un contexte très général, c’est que notre région du Beaujolais subit ces dernières années des transformations considérables. Les justifications qui sont données, avec des arguments de développement économique, sont loin de prendre en compte tous les paramètres.

 

Il ne faut pas refaire ici, en pire, les erreurs qui se sont déjà produites ailleurs.

Quelques intérêts particuliers très ciblés, ne doivent pas se dissimuler derrière de fausses considérations d’intérêt général.

 

Enfin l’argument selon lequel il faudrait pour des raisons d’équité, doubler à l’ouest et au nord de Lyon ce qui a été fait à l’est et au sud, et aboutir pour les habitants aux mêmes dégradations de conditions de vie et de paysages, est irrecevable.

C’est oublier que l’ensemble de la population de l’agglomération bénéficie de ces zones moins urbanisées et plus résidentielles, qu’elle y habite, qu’elle y travaille, ou qu’elle les utilise comme espaces de loisirs et de détente.

Ce serait aussi se résigner à une agglomération uniformément laide et dégradée.

 

Il y a quelques mois, des journalistes publiaient une enquête intitulée «  Comment la France est devenue moche…» dans laquelle des urbanistes expliquaient le lien entre ces infrastructures routières, ces zones de hangars qui les accompagnent et la perte de caractère des territoires. Ils soulignaient aussi le rôle important des décideurs politiques et leur responsabilité pour l’avenir.

   Le Beaujolais est aujourd’hui au cœur de cette problématique.

 

Il faut reprendre ce dossier et étudier d’autres solutions dans un contexte plus général.

 Tel quel, ce projet ne peut pas être inscrit dans le Schéma National des Infrastructures des Transports.

 

 

 

 

07:27 Publié dans C.O.L | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : col, contournement, lyon |  Facebook |

Commentaires

Je vous remercie pour cette analyse très juste de notre territoire des Pierres Dorées. Seul bémol : il n'est pas si sûr que les élus de "Pays du Bois d'oingt' aient découvert le projet dans le Progrès en novembre 2010, il semble surtout que certains d'entre eux avaient déjà répondus favorablement à ce projet...
Pour agir haut et fort, serait-ce possible de lancer une pétition à faire circuler auprès de tous pour manifester en masse notre désaccord avec ce tracé, et remettre ces signatures à nos élus du conseil général ? De plus, les élections cantonales approchent et semblent être aussi un bon vecteur pour défendre et faire entendre nos voix.
Cordialement,

Emilie TRICAUD

Écrit par : tricaud | 25/01/2011

Je suis contre ce projet débile, qui ne résout rien, va défigurer nos beaux paysages et nous apporter surtout diverses pollutions.
je signerai toute pétitions contre, et voter contre tous les élus qui le soutiendront.

Écrit par : Patrick Schambel | 25/01/2011

NON NON et NON à l'autoroute dans nos villages !!!!! Cela va complètement déteriorer notre environnement et polluer notre campagne.

Écrit par : patricia | 25/01/2011

Je suis contre ce projet qui ne fera que transformer nos beaux paysages en horribles pistes routières ! je me joindrai à toutes signatures de pétitions

Écrit par : Carine PANICHI | 25/01/2011

Candidat d'Europe Ecologie Les Verts, dans le canton du Bois d'Oingt, j'ai fait de mon opposition au COL un thème central de ma campagne. Il faut que les élus, et j'espère l'être, écoutent le refus de la population. Il faut une nouvelle majorité au conseil général
avec des écologistes qui refusent l'autoroute ici et ailleurs. Nous défendons les transports
collectifs, la relocalisation des activités économiques, l'aménagement des routes actuelles
pour un usage gratuit. Une réunion publique, avec les candidats écologistes du secteur, sur le thème des transports, aura lieu le 11 mars, salle église ancienne, au Bois d'OIngt
à 20 h.

Écrit par : SAUCE Jean-Yves | 04/02/2011

Je suis d'accord avec Émilie, lançons des pétitions et surtout soutenons les candidats écologistes qui seront les seuls à vraiment s'opposer à ces projets d'autoroutes. Les autres candidats suivront l'avis de leurs groupes politiques qui seront trop content de nous refourguer le bébé. Nous ne voulons pas accueillir tout le trafic nord-sud européen. Mettons les camions sur des trains ou des bateaux, produisons en local ce dont nous avons besoin. Inutile d’aller en Espagne chercher des fruits et légumes que nous pouvons produire ici. Inutile d’aller en Allemagne ou dans les pays de l’est chercher du matériel que l’on pourrait faire en France.

Écrit par : TERRIER Pascal | 05/02/2011

Je suis totalement contre ce projet. Nous n'avons pas fait le choix d'habiter à la campagne pour avoir sous notre nez des autoroutes et un secteur pollué.
Messieurs les élus, si vous ne partez pas en guère contre ce projet, beaucoup d' électeurs sauront s' en souvenir, moi je voterai aussi contre tout élu qui soutient ce projet.

Écrit par : Sébastien B. | 06/02/2011

BON A RAPELLER : nous nous sommes battus contre cette absurdité depuis 1989 en affirmant qu'il n'y avait pas de bons tracés (ni ici, ni ailleurs). Nous n'avons pas été bien soutenus ! Nous affirmons que cette autoroute est inutile et non rentable, ce fut démontré dans un rapport indépendant. Cependant, allez voir Madame Lamure, ce serait presque ironique que cela coupe sa commune en 2 elle qui a tout fait pour sa réalisation !
Nous écrivions en 2009 :
A89, une honte pour la démocratie représentative et pour la planète !!!
A89, le Conseil d'Etat vient de rendre son verdict pour sa réalisation. Dans ce dossier A89, on a atteint le summum de l'anti-démocratie, de la légalité tronquée (concession du tronçon A89 aux Autoroutes du Sud de la France sans appel d'offre), du lobbying forcené (Le Conseil d'Etat émet un avis défavorable, le 23 février 2006, pour passer outre cet avis défavorable de la plus haute instance juridictionnelle de la France, un tout petit groupe de députés convaincus par une demi-douzaine de sénateurs emmenés par Elisabeth LAMURE modifient la loi pour attribuer le tronçon) et du copinage flagrant (Le 10 octobre 2008, suite aux recours déposés devant le Conseil d'Etat par la Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais, par ALCALY et par un particulier, le Commissaire du Gouvernement donne raison aux associations : il demande au Conseil d'Etat d'annuler la concession attribuée aux ASF et de procéder à un appel d'offres européen réglementaire, revirement du Conseil d'Etat qui a mis 6 moisau lieu des 3 semaines habituelles pour rendre son verdict définitif en faveur des ASF.
Il n'y a vraiment que les élus écologistes qui nous ont soutenus durant toutes ces années. Les autres furent inexistants pourvu que cela ne passe pas chez eux. Cette désunion nous vaut aujourd'hui A89 et COL. Rapprochez vous de la SCL, c'est indispensable !!

Écrit par : ABEILLON André | 07/02/2011

Je me permets de rappeler aux élus "qui ne sont pas au courant", l'action de L'APEOS en mai 2005 concernant le contournement routier Ouest de Villefranche, bien connu à l'époque au Conseil général.

Écrit par : Laurent Morel | 07/02/2011

en plus du trajet débile et de l'inutilité de la chose relier tarare villefranche et l'intégrer dans un schéma plus important qui est grotesque c'est surtout la façon de faire , en catimini dans le dos des intéressés qui est insupportable.
l'A89 débilité sans nom pas encore fini que l'on veut doubler l'autoroute!!!!!!
j'en reste sans voix.
Peu disponible , je trouverai malgré tout le temps d'accompagner toute protestation auprès des "instances "compétentes""

Écrit par : olivier vignon | 25/02/2011

Monsieur,

Par la présente, je vous fais part de ma plus vive opposition à la construction d’une nouvelle autoroute reliant l’A6 depuis Arnas à l’A89 aux Olmes ou à quelqu'aménagement routier qui viendrait encore endommager notre territoire.
Ce tronçon couperait en deux le Beaujolais de façon irréversible, alors qu’il a été inscrit dans une Directive d'Etat de 2007 comme zone verte pour l’agglomération lyonnaise et qu'il ne figure dans aucun des projets régionaux récents (DTA de l’aire métropolitaine de Lyon, SCOT Beaujolais, Contournement Ouest de Lyon ...).
Je considère qu'il engendrera des nuisances inacceptables et une dévalorisation du patrimoine et constitue un renoncement manifeste aux récents « engagements » de la France en matière de développement durable.

Ce projet ne désengorgera pas la Vallée d'Azergues saturée, ne facilitera pas notre accès à Lyon de plus en plus problématique à cause de la traversée de Lozanne et du tunnel sous Fourvière.

CE PROJET NE DESENGORGERA PAS LA VALLEE D'AZERGUES SATUREE, NE FACILITERA PAS NOTRE ACCES A LYON DE PLUS EN PLUS PROBLEMATIQUE A CAUSE DE LA TRAVERSEE DE LOZANNE ET DU TUNNEL SOUS FOURVIERE.

EN TANT QUE VITICULTEUR EN BEAUJOLAIS NOUS SOMMES TOTALEMENT OPPOSES A CE PROJET.
LE VIGNOBLE DU BEAUJOLAIS EST CONSIDERE COMME LE PLUS BEAU DE FRANCE AVEC CELUI DE L'ALSACE. ON L'APPELLE LA PETITE TOSCANE. ALORS ALLEZ VOIR EN TOSCANE COMME CETTE REGION EST PRESERVEE. D'AILLEURS ELLE ABRITE LES MILLIONNAIRES DU MONDE ENTIER, GRANDS ACTEURS AMERICAINS...
LE BEAUJOLAIS N'EST PAS DU TOUT PRESERVE EN COMPARAISON AVEC LA TOSCANE EN ITALIE.
COMMENT CONTINUER A EXPLOITER DES VIGNES LORSQU'ELLES SONT COUPEES EN DEUX PAR UNE AUTOROUTE ?

APRES LES GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT, NOUS R E G R E S S O N S.

Par ailleurs, je m'alarme d'un avis favorable donné par le Conseil Général du Rhône sans aucune concertation préalable, ce que je trouve totalement inadmissible.
Je vous remercie de vous positionner clairement et publiquement sur ce sujet.

Sincères salutations.

Martine et Pierre-Marie Chermette
Domaine du Vissoux

Écrit par : CHERMETTE MARTINE | 25/02/2011

Merci de m'informer d'éventuels actions (pétitions...) contre ce projet scandaleux. Quelle tristesse! Tous les ans, lors de l'échange franco-allemand, nos élèves sont heureux de présenter leur belle région à leurs correspondants.....mais pour combien de temps encore ?
Isolde Vogel

Écrit par : isolde vogel | 26/02/2011

J'insiste sur le fait que 2 candidats sortants aux cantonales du 20 mars sont directement concernés par ce projet. Il s'agit de Daniel Pomeret (canton d'Anse) et Charles Bréchard (canton du Bois d'Oingt). Trois autres conseillers non rééligibles en 2011 sont également concernés: Jean-Jacques Pignard (Villefranche), Michel Thien (Gleizé) et François Baraduc (L'arbresle). Tous les 5 font partie de la "majorité départementale". Nul ne doute qu'ils prendront publiquement position sur ce dossier avant le 20 mars pour défendre et préserver leurs territoires.

Écrit par : Laurent Morel | 26/02/2011

Madame, Monsieur,

Objet : Liaison A89 à A6 -Les Olmes à Arnas (25 km)

Tracé absurde et irrésponsable pour toutes les raisons déjà ennoncée à travers les nombreux messages ! et pourquoi pas une autoroute dans les calanques de Cassis, ou le parc de la Vanoise ?

Que font nos politiques ??!!
Comment le conseil Général du Rhône peut-il emettre un avis favorable pour une autoroute dévastant clairement le secteur privilégié des pierres dorées ?
Secteur apprécié comme pépite de notre patrimoine national, outils de travail pour des centaines de familles de viticulteurs, visité tous les week-end par des milliers de Lyonnais pour un bon bol d'air, de beauté et de repos .
Ce serait une véritable insulte à notre patrimoine culturel et environnemental (Beaujolais et pierres dorées).
De plus, ce serait dégrader un capital sérieux pour notre économie touristique; qui plus est, CAPITAL NON DELOCALISABLE ... Alors ne nous tirons pas une balle dans le pieds Messieurs les politiques!

La France a encore quelques atouts, préservons les en nous opposant fermement à ce genre de projet absurde tant sur le plan écologique qu'économique.
Les groupements de viticulteurs ont-ils été intégrés dans la reflexion ? Peuvent-ils se grouper pour faire entendre leur voix ?
Salutations

Écrit par : MICHEL Jean | 26/02/2011

construire une autoroute ou une voie rapide à travers la région des pierres doréées est un massacre annoncé:pas de projet clairement défini , traversée (quel que soit le projet) de sites remarquables,
une utilité plus que douteuse , des élus (régionaux) complètement absents du projet, aucune information claire aussi bien de la part de l'état que du conseil général , 750 millions d'euros !!! c'est une somme de départ qui justifie d'elle même le refus du projet.D'autre part quand on annonce que ce projet comme une oportunité pour la région ce n'est qu'un leurre , le développement industriel si il se fait se fera essentiellement dans le couloir de la saone et 25 km d'autoroute en plus n'y changeront rien et dire que cela deviera le flux des véhicules de l'axe nord sud c'est simplement faux , les poids lourds continueront de prendre le moins cher ( donc le plus court ) et les touristes feront de même et ceux qui veulent vraiment visiter nos chemins, villages et caveaux préfèrent surement la vue de d'une maison en pierres dorées au milieu de vignes que celle d'une autoroute au milieu de vignes dans une région ou plus personne ne voudra s'arrêter si le projet voit le jour.
Non à l'autoroute .Ce projet est votre rêve nous serons votre cauchemar.
Famille Husak Sainte Paule

Écrit par : Cyril Husak | 27/02/2011

Candidat du Front National, sur le canton du Bois d'Oingt, les 20 et 27 mars ; je suis opposé à ces 25 km d'autoroute.
Je pense qu'il est grand temps de cesser la destruction massive du Beaujolais. Cela ne peut plus durer. Entre les immenses zones commerçiales et industrielles, qui poussent comme des champignons depuis 20 ans, les viticulteurs qui n'en peuvent plus et qui sont dans l'obligation d'arracher, pour faire un autre metier, et les nouvelles infrastructures routières ; c'est devenu n'importe quoi.
Petit à petit, les vignes, les terres et les prés, se transforment en champs de béton ! A cette vitesse, notre Beaujolais ne sera plus qu'une vaste ZAC ; se confondant avec les deux grandes villes que sont Lyon et Mâcon. Il aura donc disparu.
Il faut penser autrement, étudier d'autres solutions, et ce, dans une concertation transparente ; avec tous les acteurs conçernés, les huiles, comme les sans-grade.
J'ai du mal à croire que certains de nos élus natifs du Beaujolais, souhaitent un tel gachis !

Écrit par : Eric BELIN | 27/02/2011

Non à un nouveau massacre de la nature! cette autoroute n'entrainera que que pollutions en tout genre. On ne cesse de nous parler de la protection de la planète mais l'état ne cesse de construire des autoroutes!Ou est la logique? Toujours pour des raisons de frics bien sûr!!!!
F.Blanc

Écrit par : BLANC | 27/02/2011

On voit sur quoi débouche le Grenelle de l'environnement. Toujours plus d'autoroutes, toujours plus de voitures, toujours plus de pollution. Il faut :
- privilégier les axes existants en les réaménageant,
- privilégier les transports en commun,
- les voies SNCF secondaires pour desservir les communes autour de Lyon.
On a supprimé toutes les petites lignes SNCF suburbaines il y a des années, rétablissons-les avec des horaires compatibles avec les activités professionnelles et scolaires. Ne continuons pas à faire de nos paysages des entrelacs d'autoroutes, avec des villages coupés en 2, des suppressions de terres agricoles. Le travail de la terre est déjà difficile, alors ne décourageons pas ceux qui ont le courage d'y rester, favorisons leur cette possibilité.

Écrit par : Andrée Lémery | 27/02/2011

Coûteux , destructeur de patrimoine et utile uniquement aux BTP et aux transports routiers . Une politique d'aménagement à reprendre dans une optique de développement durable .

Écrit par : Richard Lafond | 28/02/2011

NON à ce projet dévastateur pour notre belle région.
Quel intérêt de faire ce projet encore d'autoroute dans notre belle région, qui de surcroît n'améliorera en rien la circulation pour chacun d' entre nous, et enlaidira à jamais notre belle région.
Faisons connaitre notre mécontentement à tous nos chers élus, Maires et Députés..., afin qu'ils prennent conscience que ce projet est nuisible pour le développement durable, pour ce que nous allons laisser à nos enfants,
et qu'ils ne perdent pas de vue bien sûr que leur ré-élection en dépendra aussi,
que nous saurons mettre dans l'urne celui ou celle qui se sera battu contre ce projet.

Écrit par : Sébastien BLARD | 01/03/2011

Nos chers députés ont tous un grand intérêt à construire ces routes et autoroutes,, peut importe si la région n'est plus aussi accueillante ce qui prime aujourd'hui chez tous les politiques c'est le " MOI".
I l faut agir fort et vite, tous les gros ronds points se dessinent et se construisent, les zacs fleurissent au grand étonnement de tous avec un point d'interrogation quand on voit apparaitre ces hangars métallique dans une zone toute calme. Ex: sur la route de Villefranche-sur-Saône/ Roanne avant alix et bagnols sur la gauche, regardez le plan puis le tracé tout est fait, les décisions sont prises!! il n'y a plus qu'à..
Beaucoup de poudre aux yeux avec le grenelle de l'environnement, les zones à protéger, les études très couteuses (natura 2000) pour protéger la faune , la flore, les zones archéologiques etc....il faut changer tout ce monde politique. LD

Écrit par : desrayaux | 08/03/2011

IL FAUFRAIT PEUT ETRE BIEN SE DECIDER A DESENGORGER LA VALLEE DAZERGUE!
chaque jour cette route est impraticable pour les personnes qui travaillent à Lyon
il faudrait faire qq chose pour elles tant au niveau de la route qu'au niveau ferroviare;

Écrit par : LACAILLE | 20/02/2012

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