27.11.2008
La Directive Territoriale d'Aménagement.
Une nouvelle directive de l’Etat pour l’aménagement de la région lyonnaise (janvier 2007)
La Préfecture de Région Rhône-Alpes a élaboré, en octobre 2006, une DTA (Directive Territoriale d’Aménagement de l’aire métropolitaine lyonnaise) qui fut approuvée par décret après avis du Conseil d’Etat le 9 janvier 2007. Les limites de la DTA recoupent le sud du territoire du SCOT Beaujolais.
Les principaux objectifs de la DTA sont :
•de préserver le patrimoine paysager remarquable par une maîtrise du développement : par exemple : les Pierres Dorées, en Beaujolais.
•de préserver les grands ensembles naturels tels que les ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (40% de l’ensemble du territoire de la DTA est recensé au titre de l’inventaire des ZNIEFF, type II) ou les sites majeurs tels que, en Beaujolais, les Prairies humides et forêts alluviales du Val de Saône (réseau européen Natura 2000)
et pour cela :
•de mettre un frein à l’étalement urbain, grand consommateur de terrains et destructeur des paysages, de stopper le développement anarchique des alentours de Lyon, de donner aux 10 SCOT la possibilité de maîtriser l’urbanisation grâce à de grandes directives d’aménagement, et d’en développer l’attractivité pour faire de la métropole lyonnaise une métropole concurrente de Paris sur le plan national et de Barcelone, Milan ou Manchester à l’échelon européen.
La tendance démographique actuelle conduit à émettre l’hypothèse d’un apport supplémentaire de 250.000 habitants d’ici 2020 pour l’ensemble de la DTA, soit 300.000 logements nouveaux à construire (p.27 de la Directive).
Afin d’éviter l’étalement urbain, la DTA préconise le maintien et le renforcement des centres villes (en Beaujolais : Villefranche) et des centres-bourgs, et corollairement la préservation et la valorisation des espaces naturels, agricoles et paysagers inscrits dans un cadre cohérent. « Ces trente dernières années, peu de projets intercommunaux ont été menés dans un souci de valorisation d’un espace à dominante naturelle, si l’on excepte la création du Parc naturel Régional du Pilat et plus récemment les réflexions engagées dans le cadre de Natura 2000 » (p.28 de la Directive).
La DTA identifie des « cœurs verts » ( carte.pdf ) entourant l’aire métropolitaine lyonnaise délimitée de façon précise :
La Dombes
Le Beaujolais
Les Monts du Lyonnais
Le Pilat
Les Balmes Viennoises
L’Isle Crémieu
Les Terres Froides
Les Balmes Dauphinoises
Afin de maîtriser le développement de l’urbanisation en limite de la métropole lyonnaise, la DTA définit deux zones tampons qui encerclent le centre urbanisé :
• « une trame verte » qui permet de laisser la nature pénétrer dans le bâti,
• « une couronne verte d’agglomération » qui chevauche plus ou moins sur « des territoires péri-urbains à dominante rurale » où il y a risques de mitage et où la maîtrise doit être particulièrement efficace. En ce qui concerne le Pays Beaujolais : « le territoire spécifique de l’Arbresle » comprenant, entre autres, les communes de Lozanne, Belmont, Chatillon d’Azergues, Chessy, Civrieux, fait l’objet de prescriptions précises.
Le SCOT du Pays Beaujolais doit s’intégrer dans ces directives.
En Beaujolais, font partie de « l’aire métropolitaine lyonnaise » :
La Cavil : Arnas
Gleizé
Limas
Villefranche
La CC Beaujolais-Saône-Pierres Dorées : Liergues
Pouilly le Monial
Pommiers
Anse
Lachassagne
Ambérieux d’Azergues
Alix
Marcy
Lucenay
Charnay
Morancé
La CC Beaujolais-Val d’Azergues : Belmont
Lozanne
Saint Jean des Vignes
La CC Monts d’Or d’Azergues : Quincieux
Les Chères
Chasselay
Lissieu
Marcilly d’Azergues
Civrieux d’Azergues
Deux communes de la CC des Pays du Bois d’Oingt : Chatillon d’Azergues
Chessy
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