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23/07/2008

Les dégats de l'épareuse.

epareuse.jpg
Lettre de Robert Braymand au Centre d'Exploitation de la Maison du Rhône, au Bois d'Oingt.
A Monsieur Thierry LE BOUTET
Centre d’Exploitation
Maison du Rhône 
Le Bois d’Oingt

 

 Monsieur,

Je n’avais encore jamais vu un tel massacre à l’épareuse  que lors de ma dernière sortie à vélo ce mercredi 23 juillet.

Je vais essayer de vous faire ressentir l’ampleur des atteintes à l’environnement que cette machine a provoqué.

Les rochers portent les traces des griffes parallèles dès qu’ils osent affleurer.

Des tabourets de raccordements électriques ou d’eau sont décalottés.

Les arbres balafrés montrent leur aubier blanc.

Les buses de franchissement des fossés sont largement entamées aux extrémités.

Les poteaux téléphoniques en bois ne sont pas épargnés

Etc etc …

 

Cette énumération pourrait s’allonger. Ce n’est rien par rapport à ce qui suit.

Entre Chatillon d’Azergues et Alix (D76), avant d’atteindre le pont sur le ruisseau d’Alix la route longe et surplombe un champ planté de maïs. Un muret de pierres sèches soutient la route. Des pierres en demi-rouleau le couronnent, ou plutôt le couronnaient.

Car les dernières, témoins du passé, ont été mises à sac depuis peu, à savoir :

Une, renversée, arc-boute le pied du mur, une autre gît deux mètres plus loin dans les mais, une autre, retournée comme une crêpe, barre le mur en travers. Etc …Je ne veux pas passer chaques pierres dérangées en revue.  Une dernière quand même, une vaillante, encore en place, qui porte la signature de l’épareuse : des griffures encore fraîches sur le dos.

Maintenant il s’agit de réparer les dégâts qui peuvent l’être : au moins remettre les pierres en place

Pour le futur ne serait-il pas bon que le conducteur de l’engin « épareuse » ait une formation et se sente responsable des dégradations qu’il occasionne pour qu’il engage, de suite après, les réparations.

N’y aurait-il pas à engager une réflexion sur ce sujet, sue ce problème ?…

Je compte sur votre compréhension pour veiller à la moindre dégradation de notre paysage Beaujolais qui sous-tend le tourisme et l’économie de la région.

Dans l’attente de votre réponse veuillez agréer, Monsieur Le Boutet, mes salutations.

 

Robert Braymand

Commission des Sites et du Patrimoine de l’Office du Tourisme des Pierres Dorées

 

 

Commentaires

Bonjour,
je me demandais si vous aviez eu une réponse à cette lettre. Tous les ans nous ne pouvons que déplorer dans de multiples endroits l'usage abusif de l'épareuse.
J'ai fait un petit article pour comprendre les motivations et les enjeux dans ce domaine.
J'ai découvert qu'il existe ce que l'on appelle le fauchage raisonné qui peut concilier les impératifs de sécurité et la préservation de la biodiversité

http://www.bio-creation.com/blog/coup_de_gueule/epareuses_debrousailleuse-accoroutage

c'est ma petite pierre contre ce délire contemporain.

Écrit par : yumik | 05/02/2010

Les Amis de la Nature du Haut-Beaujolais à Monsols, essaie de sensibiliser élus et propriétaires sur ces problèmes d'entretien des haies et des bords de route.
Conférence, courriers, plaquettes, articles dans bulletin municipal sont quelques uns des moyens utilisés pour essayer de faire comprendre l'intérêt que representent haies et talus au niveau de la biodiversité. Malheureusement sans grand succès actuellement. Je pense qu'il ne faut pas perdre courage, faire des courriers aux responsables chaque année pour leur demander de ne tailler les haies que lattéralement, utiliser des outils appropriés et des conducteurs d'engins compétents, relever la barre de coupe afin de ne pas arracher la végétagion. etc....

Écrit par : malu | 10/05/2010

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